André Giraud

André Giraud, le président de la FFA a réagi à la proposition de l’AEA de supprimer une partie des records d’Europe.

 

Dans un communiqué, le président de la Fédération française d’athlétisme André Giraud a indiqué être contre la réforme de l’Association européenne d’athlétisme qui vise à annuler les records d’Europe réalisés avant 2005.

Depuis le début de la semaine et l’annonce d’une réforme des records d’Europe par l’Association européenne d’athlétisme (AEA), le petit monde de l’athlétisme est en ébullition. En effet, désireuse de donner une image propre de son sport, l’AEA souhaiterait remettre en cause une multitude de records d’Europe (certains étant des records du monde) pour raisons qu’ils ne répondent pas aux nouveaux critères d’homologation qu’ils souhaitent mettre en place. Parmi ceux là, une grosse part est laissé aux contrôles antidopage et au suivi des athlètes. Les mesures antidopages évoluant avec le temps, ces dernières semblent, aux yeux des dirigeants européens, seulement valables depuis 2005. C’est donc tous les records établis avant cette date qui pourraient sauter.

Arron et Diagana dans le viseur

Une annonce qui a fait trembler la plupart des sportifs concernés et notamment les Français Stéphane Diagana (recordman d’Europe du 400 m haies) ou Christine Arron (recordwoman d’Europe du 100 m), qui pourraient voir leurs noms relégués dans la catégorie « ancien record d’Europe ». « Si cette décision était confirmée par l’IAAF, cela sonnerait comme une suspicion générale portée sur toutes les performances passées, sans distinction, a déploré dans un communiqué André Giraud, le président de la FFA. Je pense à tous les athlètes, français ou non, qui se sont battus toute leur carrière pour obtenir des résultats dans un contexte où tous les pays n’avaient pas le même niveau de suivi et d’intégrité. Si cette proposition était validée, cela s’apparenterait alors à une double peine et ne répondrait pas à notre obligation collective de soutenir les athlètes propres. J’espère que l’Association Européenne saura retravailler sa proposition en intégrant les athlètes concernés. Nous devons tous assumer notre histoire, aussi difficile soit elle, et nous tourner résolument vers un avenir intègre et crédible. Cela ne se fera pas sans les athlètes et le respect que nous leur devons. Je ne doute pas que les instances internationales de notre sport sauront entendre cette recommandation. »

Dorénavant, la décision est dans les mains de l’IAAF qui devra statuer sur la question au mois de juillet.

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Journaliste professionnel. Fondateur et rédacteur en chef de Track and Life.

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