Jimmy Gressier

Jimmy Gressier ou « l’homme à la casquette », est l’emblème de la génération casquette.

 

Habituellement présente sur les têtes des coureurs pour se protéger du soleil ou de la pluie, la casquette devient « stylée » dans les pelotons des jeunes.

Le dimanche 6 mars sur l’hippodrome du Mans, la course juniors bat son plein lors des Championnats de France de cross. Un groupe d’une dizaine d’athlètes se détache sur un parcours difficile. Parmi cette crème de la jeunesse du demi-fond français se trouvent trois coureurs avec une casquette sur la tête. Pourtant, le soleil ne tape pas, la pluie n’a pas encore fait son apparition et les éclats de boue ne peuvent être arrêtés par une casquette portée… à l’envers.

Pour éviter que le gel ne coule dans les yeux

Leur plus grand ambassadeur n’est autre que Jimmy Gressier, valeureux troisième d’une course remportée par le vice-champion d’Europe Fabien Palcau. Le Nordiste a en effet perdu une chaussure durant la bataille et a fini avec le pied dans un sale état. Mais sa casquette, elle, n’a pas bougé de son front. « Je me sens bien quand je cours avec une casquette, explique Gressier. Mes cheveux sont assez longs donc c’est embêtant pour courir. Le gel peut couler dans les yeux quand on court donc avec une casquette c’est plus pratique. Et je ne pouvais pas en mettre quand je jouais au foot, donc là, j’en profite ! »

Très populaire dans sa génération de coureurs, Jimmy Gressier semble avoir fait des émules, à l’image de son partenaire de l’équipe de France championne d’Europe de cross, Mohamed-Amine El Bouajaji ou de l’international juniors sur 1 500 m, Yani Khelaf. Ces deux-là ont d’ailleurs commencé à porter ce couvre-chef en dédicace à leur ami. « C’était ma première course avec une casquette, rappelle Mohamed-Amine El Bouajaji. C’était pour rendre hommage à mon pote Jimmy qui court tout le temps avec. Mais je préfère courir les cheveux à l’air. »

Des casquettes pour l’entrainement et d’autres pour les compétitions

Tout comme Jimmy Gressier, Yani Khelaf profite également de la casquette pour maintenir ses cheveux. « J’ai commencé à avoir les cheveux vraiment longs et donc ils me gênaient, raconte Khelaf. En portant la casquette ça m’évite de me coiffer. Je cours avec depuis les Régionaux de cross (31 janvier). A force de la porter tout le temps, même quand je ne cours pas, c’est devenu une habitude. »

Une habitude voire une superstition pour Jimmy Gressier. « Je serais moins bien sans la casquette. Je ne l’oublie jamais dans mon sac. En plus j’en ai plein, certaines pour les entrainements et d’autres pour les compétitions. »

Evidemment, en plus du côté pratique, la casquette donne du style pour se démarquer des autres. « Je suis jeune, j’aime bien être stylé, avoue Gressier. J’aime bien mon style avec la casquette. Et certains m’appellent “l’homme à la casquette“, c’est marrant. » « Je ne sais pas si ça donne un style, continue Khelaf. Mais j’aime bien. Et quand je ne me coiffe pas, et bien, j’en mets une, même au lycée. »

En tête dans les pelotons, la casquette pourrait devenir également numéro un dans les lycées.

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Journaliste professionnel. Fondateur et rédacteur en chef de Track and Life.

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