Kim Collins

Le 8 février dernier, Kim Collins n’avait pas pu défendre ses chances en finale du meeting de Paris indoor à cause d’un faux départ.

 

Agé de 40 ans, le légendaire sprinteur a annoncé à l’IAAF qu’il devrait arrêter sa carrière après les Mondiaux de Londres en août prochain. La fin d’une belle histoire d’amour entre le sprint et l’athlète de Saint-Kitts-et-Nevis qui aura duré plus de vingt ans.

Alors que le nonuple champion olympique Usain Bolt arrêtera sa carrière après les Championnats du monde de Londres, une autre légende du sprint mondial devrait l’imiter. En effet, après plus de vingt saisons à haut niveau, le sprinteur Kim Collins devrait également ranger les pointes à Londres. C’est en tout cas ce qu’il a annoncé à l’IAAF. « Je pense que Londres sera mon dernier championnat. Mon plus grand fils a 19 ans, les enfants grandissent. Mais c’est bon de montrer à la jeune génération que si on prend soin de son corps, on peut avoir une longue carrière. »

Champion du monde à Paris

L’athlète de Saint-Kitts-et-Nevis, une île des Caraïbes dont le sprinteur a porté le nom dans le monde entier, en est la preuve vivante. Encore en pleine possession de ses moyens à bientôt 41 ans (le 5 avril prochain), Collins a battu la saison dernière son record personnel sur 100 m (9’’93, devenant le premier athlète âgé de 40 ans à casser la barrière des dix secondes au 100 m), pour finir une huitième saison avec un chrono en moins de dix secondes (+ 3 saisons terminées à 10’’00). Surtout, depuis ses débuts à haut niveau en 1995, le sprinteur a connu la consécration mondiale en 2003 au Stade de France en devenant champion du monde du 100 m, dans la finale la moins rapide de l’histoire (victoire en 10’’07).

Une longévité qui lui a permis d’accrocher plusieurs autres médailles planétaires avec deux titres de vice-champion du monde en salle du 60 m (2002 et 2008), ainsi que les médailles de bronze du 200 m aux Championnats du Monde d’Edmonton (2001) et celles du 100 m aux Mondiaux d’Helsinki (2005) et de Daegu en 2011 (3e également sur 4×100 m), ce qui a fait de lui le plus vieux médaillé sur 100 m (35 ans). Une longévité qui fait sa fierté. « Je m’assure que mon corps est en bonne santé. Je mange bien et je n’ai jamais fait autant d’exercices pour le renforcer. Mon corps est de plus en plus fort et flexible, ce qui me permet de ne pas me blesser. »

Une dernière médaille à Londres ?

Auteur cet hiver de 6’’52 sur 60 m au meeting de Mondeville et malgré un faux-départ en finale à Bercy, le vétéran du sprint mondial sera encore dans la course cet été pour accrocher une nouvelle finale mondiale sur la ligne droite, en espérant peut-être mieux. « Je suis le plus vieil athlète à avoir décroché une médaille dans un grand championnats ur 100 m. Maintenant, j’en veux une autre. »

Médaille ou pas, Kim Collins restera comme un grand monsieur de l’athlétisme mondial, de par sa longévité, son palmarès et son sourire, qu’il aura écumé pendant plus de vingt ans dans les stades du monde entier.

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Journaliste professionnel. Fondateur et rédacteur en chef de Track and Life.

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