Sao Paulo

L’hôtel de l’équipe de France à Sao Paulo (photo Mickaël meba Zeze).

 

Alors que les premiers athlètes français entrent en lice aujourd’hui sur le stade olympique de Rio, les autres peaufinent leur préparation à Sao Paulo, camp de base de la délégation française où tous les conseils circulent pour se préparer à la folie olympique.

Cette après-midi (14h35 en France), Antoinette Nana-Djimou ouvrira le bal de la délégation française d’athlétisme aux Jeux olympiques de Rio. A Sao Paulo, à une heure d’avion du stade olympique, d’autres seront encore au camp de base de l’équipe de France. Installés depuis le 2 août au Brésil, les Français se rendent progressivement à Rio pour éviter la folie du village olympique mais aussi parce qu’ils n’y sont pas invités (sauf exception). « Nous sommes invités par le CNOSF sur le village olympique trois jours avant le début de nos épreuves », explique Mathilde Andraud, dont le concours du lancer de javelot aura lieu mercredi. Les Français arrivent donc au compte-gouttes avec une première salve composée des premiers engagés, dont Pierre-Ambroisse Bosse, Renaud Lavillenie, et Jimmy Vicaut. « L’ambiance est un peu spéciale à Sao Paulo, continue Andraud. Il y a des petits groupes qui partent au fur et à mesure. Ca fait un peu appréhender le truc. »

Des messages en provenance de Rio

De moins en moins nombreux à Sao Paulo, les Bleus commencent à gamberger, s’imaginant à quoi peut ressembler le village olympique. « On est bien à l’écart, avoue Mickaël meba Zeze, membre du relais 4×100 m. On nous a dit que tout allait trop vite là-bas. » « C’est pour nous préserver de la folie du village, enchérit Mathilde Andraud. Les premiers athlètes nous envoient quelques messages pour nous expliquer comment c’est à Rio mais on n’a pas d’infos claires. Je ne sais pas trop ce que ça va être. »

Sao Paulo

Vue sur la ville de Sao Paulo depuis le dernier étage de l’hôtel des Bleus (photo Mickaël meba Zeze).

 

Une mise à l’écart bénéfique d’un point de vue sportif mais qui laisse néanmoins quelques regrets aux athlètes concernant la cérémonie d’ouverture. « La cérémonie c’est le gros point culminant des Jeux, imagine Zeze. Pour moi les Jeux c’est ça. Mais ce n’est pas grave ça sera pour la prochaine fois. Je l’ai regardée à la télévision, c’était un peu bizarre. » « La cérémonie ça fait rêver, déclare Mathilde Andraud. Mais de toute façon nous n’avions pas le choix. Peut-être que si Renaud (Lavillenie) avait été désigné porte drapeau, on aurait été invités. C’est sûr que c’est un peu frustrant mais ce n’est pas très grave quand même. On le savait à l’avance. Et on y sera pour la cérémonie de clôture ! »

Attention aux tenues !

D’ici là, les derniers athlètes encore présents à Sao Paulo peaufinent leur préparation dans leur hôtel comprenant un Spa et une salle de musculation, tout en restant très attentifs aux conseils prodigués par le staff. « On a été prévenus par rapport à toutes les choses à ne pas faire dans le village olympique, explique Mickaël meba Zeze. Il faudra faire attention à ce qu’on dit, à ce qu’on mange, à ne pas s’éparpiller. » L’occasion également d’être briefés sur les codes vestimentaires à respecter. « C’est assez simple, rigole Mathilde Andraud. Sur le village olympique on doit porter la tenue du CNOSF (dont le partenaire est Lacoste) et sur le stade celle de l’équipe de France d’athlétisme (dont le partenaire est Asics). En fait, il faudra juste faire attention sur le chemin entre le village olympique et le stade (40’ de bus) où on sera en tenue Asics mais il faudra porter une veste Lacoste par-dessus. »

Dans tous les cas, les Français ont hâte d’y être. « Pour l’instant, on regarde quelques épreuves à la télévision, raconte Zeze. On n’est pas encore dedans. Avant de partir, on fera un petit planning avec les coachs pour essayer de voir quelques épreuves. » Le départ, ce sera à 7h15 ce samedi matin pour Mathilde Andraud. « On sait que quand on prendra l’avion de Sao Paulo, les Jeux olympiques commenceront vraiment. »

Pour les autres, il faudra encore patienter jusqu’au 14 août, date des derniers vols pour Rio.

 

Suivez tout au long de la compétition les impressions de Mathilde Andraud et Mickaël meba Zeze pour qui ce sont les premiers Jeux olympiques.

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Journaliste professionnel. Fondateur et rédacteur en chef de Track and Life.

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