Jean-Marc Pontvianne

Jean-Marc Pontvianne s’est imposé au triple saut avec 17,13 m.

 

Lors de la deuxième journée des Championnats de France Elite, Jean-Marc Pontvianne et Carolle Zahi ont montré qu’ils avaient la carrure internationale avec une belle victoire à plus de 17 m au triple saut pour le premier et un nouveau record personnel pour la deuxième sur 100 m.

Voilà enfin du spectacle. Après une première journée atone et un début de deuxième journée du même acabit, les Championnats de France Elite se sont enfin emballés du côté de Marseille. Et une fois encore, ce sont les triple sauteurs qui ont fait le show, Jean-Marc Pontvianne en tête. Alors que Teddy Tamgho est toujours sur la touche, le Nîmois a pris les reines du triple saut national. Titré cet hiver, Pontvianne a remis ça aujourd’hui avec deux nouveaux sauts au-delà des 17 m (17,00 avec +3,0 et 17,13 m avec +2,1). « J’étais régulier à 16,80m depuis le début de l’été, expliquait Pontvianne. Mais j’avais vraiment envie de repasser le cap des 17 m. Je suis vraiment très content et c’est de bon augure pour les Monde. »

Lemaitre face au vent

Des Monde pour lesquels Benjamin Compaoré et Yoann Rapinier se sont rapprochés avec respectivement 16,94 m (+4,7) et 16,86 m (+1,5). Un championnat international pour lequel Carolle Zahi a déjà validé son ticket. Mais en s’imposant avec un nouveau record personnel sur 100 m (11’’13, +0,1), la protégée d’Alex Ménal du côté de Fontainebleau pourra espérer de franchir des tours à Londres. « Faire 11’’13 avec un vent quasi nul c’est génial, lâchait-elle. La saison est vraiment lancée pour moi. On va essayer de continuer dans cette lignée et pourquoi pas encore améliorer mon record personnel. »

Christophe Lemaitre

Christophe Lemaitre a remporté le 100 m face au vent.

Un record personnel que Christophe Lemaitre n’avait pas l’ambition d’approcher aujourd’hui. De retour de blessure, le TGV de Culoz est venu à Marseille pour travailler sa vitesse. Victorieux d’un 100 m contre le vent (10’’34 avec -1,4), Lemaitre était satisfait du travail accompli. « Je suis ravi d’avoir le titre de champion de France sur 100 m. J’aurais aimé le faire avec les minima mais avec le vent de face et mon retard dû à ma blessure, c’était un peu compliqué. »

Facile comme Kowal

Pour Yoann Kowal, rien n’a en revanche été compliqué. Dans le peloton du 3 000 m steeple pendant 1 500 m, le champion d’Europe 2014 a accéléré progressivement pour s’imposer en solitaire (8’39’’19), à l’image d’un certain Mahiedine Mekhissi, forfait pour l’occasion. « Ramener un titre de champion de France c’est toujours plaisant, lâchait Kowal. Les absents ont tort. Je prends peut-être une médaille qu’on dira facile. Mais il fallait être là aujourd’hui. On voulait à la base s’aider pour faire une course rapide mais avec le vent c’était impossible de faire un temps. Donc j’ai terminé sur le plaisir. »

Yoann Kowal

Yoann Kowal s’est imposé facilement sur le 3 000 m steeple.

 

Derrière lui, Bob Tahri (8’43’’70) s’arrachait pour décrocher la médaille d’argent devant Djilali Bedrani (8’43’’78). Un finish aux couteaux comme celui sur 400 m haies féminins. Ensemble sur la dernière haie, Aurélie Chaboudez et Maëva Contion se départageaient sur le plat. Et à ce petit jeu-là, c’était l’Isarienne Maëva Contion qui était la plus forte (56’’56 contre 56’’93). « J’ai vraiment fait une course propre car les filles étaient juste à côté, expliquait Contion. J’ai la chance d’avoir un gros finish pour gagner. Je suis contente de récupérer mon titre. »

Des titres que Frédéric Dagée (19,70 m), Jessica Cérival (16,38 m) au poids et Kevin Campion au 5 000 marche (19’42’’75) collectionnent, alors que Manon Fage sur 800 m et Amandine Marcou sur 5 000 m marche (23’38’’55) décrochaient leur première médaille d’or (2’05’’10).

Le sautoir de la perche en questions

Enfin, on retiendra que sur les épreuves combinées, c’est Laura Arteil qui s’est imposée à l’heptathlon avec 5 896 points alors que Bastien Auzeil a signé un total de 7 843 points. Une compétition dans laquelle Kévin Mayer n’a participé qu’à quatre épreuves (100 m et poids hier, disque et perche aujourd’hui) dont le saut à la perche. Une discipline dans laquelle il a passé 5,20 m après un concours grotesque où, à cause du mauvaise état des poteaux et d’un vent incessant, les perchistes sautaient quasiment sans marques. « Les poteaux étaient un peu cassés, expliquait le vice-champion olympique. En plus, je me suis brûlé la main sur mon premier essai. Mais j’ai réussi à faire 5,20 m.  Je ne comprends pas ce vent, il change tout le temps. Mais c’est le jeu du sport. »

Une information qui ne devrait pas tomber dans l’oreille d’un sourd en la personne de Renaud Lavillenie. Déjà pas épargné cette saison par les conditions climatiques, le recordman du monde serra sûrement plus pointilleux demain sur le réglage des barres que ses homologues décathloniens.

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Journaliste professionnel. Fondateur et rédacteur en chef de Track and Life.

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