Paul Lalire

Paul Lalire a remporté les Championnats de France de marathon à Tours.

 

Très ému à l’arrivée dans les bras d’Antoine De Wilde, Paul Lalire a remporté son premier titre de champion de France en s’imposant sur le marathon de Tours (2h21’23) devant Alban Chorin (2h22’39) et Hamid Belhaj (2h26’15). Interview.

– Track and Life : Paul, quelles sont vos premières impressions après ce premier titre de champion de France ?

 « Je suis très heureux de cette victoire. C’est peut-être la plus belle victoire à mon palmarès. Je suis ému et content.

« Je coince un peu dans les cinq derniers kilomètres »

– Pouvez-vous nous raconter votre course.

Ca s’est fait progressivement. On est partis avec un petit groupe de cinq, six (dont Alban Chorin, Hamid Belhaj, Antoine De Wilde et Jérémy Legout). J’ai porté une première attaque autour du 20e et une seconde au 27e ce qui m’a permis de me détacher. Ensuite j’étais seul vers la victoire lors des 15 derniers kilomètres. Je coince un peu dans les 5 derniers mais le principal était d’arriver au bout premier.

– Vous voilà champion de France de marathon alors que vous êtes tout jeune sur la distance.

C’était mon quatrième essai sur marathon. J’avais déjà couru à Reims (2012), Toulouse (2013) et j’avais fait 2h22’56 à Paris en 2015. Depuis Paris je n’avais pas recouru sur la distance. C’est donc un nouveau record à la clé, malgré des conditions de championnat.

« C’est l’année des premières »

– Pourquoi avoir choisi de cibler les Championnats de France de marathon ?

J’avais prévu de faire un marathon à l’automne. Mais je ne voulais pas qu’il soit trop tard pour pouvoir faire les cross en novembre, décembre et notamment tenter la course de sélection pour les Championnats d’Europe. En septembre j’avais vu qu’il y avait le France, donc ça m’intéressait. J’avais aussi repéré Berlin dans une optique de chrono. Mais en terme d’organisation et de calendrier c’était plus simple de venir aux Championnats de France. Je savais que pour le chrono ça serait moins favorable qu’à Berlin mais il y avait un titre à aller chercher et c’est ce que j’ai fait aujourd’hui.

– On peut dire que l’année 2016 a été riche pour vous avec votre première sélection en équipe de France lors des Championnats du monde de semi-marathon (71e à Cardiff le 26 mars).

J’ai franchi un beau cap l’année dernière (2015). L’année 2016 n’a pas été complète car j’ai eu des difficultés notamment liées à des blessures (tendinite). Malgré tout c’est l’année des premières : première sélection aux Monde de semi avec un résultat néanmoins décevant mais ça reste de beaux souvenirs et un titre de champion de France. C’est dans la continuité de 2015. Ce sont deux choses importantes que je viens de faire pour mon palmarès.

« Il faut encore passer des paliers »

– Justement, vous ne cessez de progresser depuis deux, trois saisons, comment l’expliquez-vous ?

Ma progression est linéaire. Ca s’inscrit dans la continuité de ce que j’ai fait l’année dernière. C’est lié au travail que j’y consacre. L’investissement s’est un peu accru ces deux, trois dernières années donc aujourd’hui je veux continuer dans cette direction car j’ai envie de m’investir pleinement. IL faut encore passer des paliers. Je reste encore un peu juste sur ces distances. Des courses comme aujourd’hui ça sert d’étape, de palier à valider. Et ça permet, même dans des conditions pas exceptionnelles, d’aller chercher un chrono honnête.

– On vous reverra prochainement sur un marathon ?

J’espère continuer à progresser sur cette distance parce qu’elle me plaît vraiment. Elle n’est pas facile à dompter. Il y a toujours une certaine incertitude sur le résultat. En terme de prépa j’aime ça. J’adore courir donc enchainer des bornes c’est ce qu’il me plait. J’espère continuer dans cette voie là. Après je sais que c’est compliqué à caler tous les ans. Pour l’instant je me tiens à un tous les 12 ou 18 mois. Peut-être que j’en referai un au printemps. Mais il faut que je m’améliore sur les distances plus courtes et continue à faire les saisons de cross car c’est important. Je veux progresser sur 10 et semi, ça permettra de faciliter la réussite sur le marathon.  »

Anaïs Quemener s’impose chez les femmes
Anaïs Quemener a remporté le titre de championne de France de marathon en 2h55’26 devant Nathalie Tavernier (2h56’48) et Christelle Gabriel (3h05’23). C’est son deuxième titre après celui obtenu chez les espoirs sur la même distance en 2013. « Je ne m’attendais pas du tout à être championne de France. Ca fait vraiment plaisir. Après je sais que les meilleures au niveau national n’étaient pas là. Mais c’est sûr que ça fait vraiment très plaisir. »
Anaïs Quemener

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Journaliste professionnel. Fondateur et rédacteur en chef de Track and Life.

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