Félix Bour

Cet hiver, Félix Bour est devenu vice-champion de France de cross court.

 

22e des Championnats d’Europe espoirs de cross en décembre dernier à Chia (Italie), Félix Bour (22 ans) avait surpris son monde en décrochant la médaille d’argent des France de cross court le 26 février dernier, alors qu’il avait remporté l’or chez les espoirs l’année précédente sur cross long. Mais pour sa première année chez les seniors, le Lorrain a décidé de jouer au grand écart, puisqu’une semaine après son podium de Saint-Galmier, il s’alignait sur semi-marathon avec un très bon chrono à la clé (1h05’49). Et cette fois, c’est sur 10 000 m qu’on le retrouvera, aujourd’hui au départ des Championnats de France de Pacé, lui le spécialiste de 5 000 m. Interview.

– Félix, comment allez-vous à quelques heures des Championnats de France de 10 000 m ?

« Le stage à Ifrane (Maroc) s’est bien passé. L’année dernière, j’étais allé à Font-Romeu et je n’avais pas trop aimé. Là, les parcours étaient magnifiques et les gens géniaux. Il y a plein d’endroits différents pour s’entrainer. Ca fait plaisir de changer d’environnement, de découvrir de nouveaux endroits. Par contre, je n’ai pas encore trop l’habitude de partir en altitude. L’année dernière, après mon stage, la saison ne s’était pas très bien passée. Là, c’est la deuxième fois que j’essaie l’altitude donc on verra bien ce que ça va donner.

« Pourquoi pas le 10 000 m ? »

– Pourquoi avoir décidé de vous aligner sur les Championnats de France de 10 000 m ?

Je commence à monter progressivement vers le 10 000 m. Ca fait un moment que j’avais envie d’essayer. J’ai bien aimé le 5 000 m donc je me suis dit pourquoi pas le 10 000 m ? Pour essayer de voir les sensations et voir aussi forcément ce que ça va donner. Mais dans la saison, je reviendrai sur le 5 000 m.

– Quelles sont vos ambitions pour ces Championnats de France ?

Je pars quand même avec l’ambition de me qualifier pour la Coupe d’Europe de 10 000 m (10 juin à Minsk, minima à 29’39’’77). Ca pourrait bien se goupiller avec le 5 000 m à Oordegem fin mai et la Coupe d’Europe le 10 juin. Ca peut être pas mal comme ça !

« Le marathon ça viendra dans trois, quatre ans »

– Cet hiver, on vous a vu sur cross long (espoirs) puis cross court, mais également sur semi-marathon. Pourquoi un tel grand écart entre les disciplines ?

Pour une première année chez les seniors, je suis satisfait. J’ai fait une médaille sur cross court, une discipline que je ne connaissais pas du tout. C’a changé mes habitudes et j’espère que ça va payer pour cet été. L’année dernière, j’avais fait le cross long (Champion de France espoirs) et au final j’ai trouvé que je n’avais pas été terrible l’été. J’avais une carence en fer. Je pense qu’on laisse moins de plumes en faisant le cross court. Et vu que j’ai seulement commencé à augmenter le kilométrage cette saison, je me suis dit que j’allais faire le court afin d’être investi à fond cet été sur la piste. Et le semi-marathon ça s’est fait vraiment au dernier moment. Je ne devais pas le faire. Mais c’était à Nancy, à côté de chez moi. C’est pas mal aussi de courir de temps en temps à domicile car on n’en a pas souvent la possibilité.

– Le 5 000 m reste un objectif ?

Oui, j’aimerais faire moins de 13’50 cet été (record à 13’54’’83 en 2015).

– En vous essayant au semi-marathon, y a-t-il derrière l’idée du marathon ?

Pour l’instant, je vais rester sur 5 000 et 10 000 m. Le marathon ça viendra dans trois ou quatre ans. Après, ça peut venir plus vite. J’ai envie de viser un grand championnat chez les seniors et je me dis que le marathon peut être une carte. C’est une distance qui est difficile. Mais en France on dit beaucoup qu’il faut attendre avant de monter dessus. Je ne suis pas sûr que ce soit la bonne solution. Je pense qu’on peut être un bon marathonien à 25 ou 26 ans. Mais on verra déjà comment ça va se passer sur 10 000 m. »

Pour lire notre article sur la présentation des France de 10 000 m.

Track and Life sera présent aux Championnats de France de 10 000 m ce soir à Pacé, retrouvez notre reportage sur la compétition dès la fin des épreuves.

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Journaliste professionnel. Fondateur et rédacteur en chef de Track and Life.

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