Ilionis Guillaume

Ilionis Guillaume est devenue vice-championne d’Europe juniors du triple saut.


 

En tête du concours de triple saut jusqu’au dernier essai, Ilionis Guillaume a finalement décroché l’argent. Une médaille qui ouvre le compteur des Bleus dans ces Championnats d’Europe juniors. 

Ilionis Guillaume a dû croire à la médaille d’or jusqu’au bout. En tête dès le premier essai (13,65 m avec +1.4), la championne de France de la discipline voyait la Bélarusse Skvartsova lui passer devant dès l’essai suivant (13,94 m avec +1.3). Mais pas de quoi déstabiliser la Française qui reprenait la tête du concours à son quatrième essai avec un saut légèrement trop venté à 13,97 m (+2.2). D’ailleurs, cette marque tenait jusqu’à l’ultime tentative de la Bélarusse qui s’envolait cette fois à 14,21 m (+2,4). Une marque qui était trop haute pour que la protégée de Teddy Tamgho ne puisse réagir (13,48 m à son dernier essai). Néanmoins, la Française offrait la première médaille de la délégation tricolore dans ce championnat. « Je suis un peu déçue parce que je voulais être première mais je suis quand même satisfaite de ma médaille d’argent, lâchait Guillaume au micro d’Athle.fr. Je savais que cela allait se passer comme cela, à faire le yo-yo entre nous, vu que nous étions proches au bilan. C’est une revanche par rapport aux autres championnats internationaux où j’étais passée complètement à côté. C’est aussi pour cela que je suis contente. »

Hodebar et Chaussinand au rendez-vous

Une satisfaction que pouvait également avoir Henzo Hodebar. Arrivé en Italie avec un record à 7,54 m, le sauteur en longueur a réalisé une superbe finale avec quatre sauts à 7,70 m et plus. Il termine finalement cinquième avec 7,79 m (+2,0) d’une finale très dense (9 athlètes à 7,71 m et plus) remportée par le Grec Tentoglou avec 8,07 m.

Cinquième, c’est également la place de Yann Chaussinand lors de la finale du lancer du marteau. Auteur d’un deuxième jet à 73,47 m, le Français n’a pas pu faire mieux par la suite, mordant trois de ses quatre dernières tentatives.

Une finale à laquelle a également participé Abdoulaye Dramé sur 100 m. Pour sa première année d’athlétisme, le Lyonnais s’est classé septième d’une finale freinée par le vent (11’’06, -4,3).

En lice depuis hier sur l’heptathlon féminin, Elisa Pineau s’est finalement classée 14e avec 5 450 points (14 »66 sur 100 m haies, 1,69 m en hauteur, 13,55 m au poids, 25’’46 sur 200 m, 5,76 m à la longueur, 38,00 m au javelot et 2’28’’97 sur 800 m).

Ndama et Koutouan en finale

Pour le reste, les Français ont été assez nombreux a passé entre les mailles des tours de qualifications. Les hurdleurs étaient à l’honneur en cette deuxième journée. Après une qualification pour les demi-finales maîtrisée dans la matinée, Sarah Koutouan et Solène Ndama ont récidivé dans l’après-midi pour aller chercher leur place en finale. La première a terminé deuxième de sa course en 13 »72 (-2.3) et la seconde s’est imposée dans sa demi-finale en 13 »59 (-2.4).

Chez les garçons, après avoir passé le stade des séries, Léo Achkar a obtenu le dernier ticket pour la finale (4e en 14 »02, -1.4). Ce fut plus compliqué pour Mathieu Louisy. Dans la matinée, lui ainsi que deux autres athlètes de sa série n’ont pas entendu le rappel pour faux-départ, terminant donc leur effort jusqu’à l’arrivée. Une situation cocasse qui a vu la série repoussée une demi-heure plus tard afin de permettre aux athlètes de reprendre un peu de jus. Même s’il se qualifiait finalement, il est apparu diminué en demi-finale cet après-midi, terminant à la sixième place en 14 »27 (-4.2).

Happio en leader

Sur le 400 m haies, Camille Seri s’est qualifiée pour les demi-finales de demain au temps (4ème en 59‘’99), tandis que l’aventure s’arrête ici pour Iman Jean (5ème en 1’01‘’65). Forte impression chez les garçons du favori Wilfried Happio, qui réalise le meilleur temps toutes séries confondues en 51‘’44. ‘’Je me suis bien senti. Cela s’annonce bien pour la suite, a-t-il déclaré au micro de la FFA, même s’il reste prudent. Ce n’est pas parce que je suis arrivé en leader que je vais gagner. On peut tout perdre sur une haie‘’. Il sera accompagné en demi-finale par Charles Lego, repêché au temps en égalant son record personnel (4e en 52‘’34). En revanche, c’est terminé pour Régis Durrheimer, quatrième de sa série en 53‘’25.

Sur le 400 m plat, aucun des trois Français engagés en demi-finales n’est parvenu à se hisser en finale. Kalyl Amaro a semblé en difficulté en fin de course et termine septième en 55 »30. Sa coéquipière Lena Kandissounon termine à la sixième place de sa série en 54 »28. Enfin, leur homologue masculin Téo Andant, qui avait fait forte impression la veille en série, termine malheureusement à la troisième place en 47 »41.

100 % pour le demi-fond

En revanche, en demi-fond,  les Français ont réalisé un carton plein. Sur 1 500 m, la championne de France Leïla Hadji s’est qualifiée pour la finale en terminant quatrième de sa série en 4’22‘’65 dans une course rapide. ‘’C’était super dur ! s’est-elle exclamée au micro de la FFA. Les filles n’ont pas rigolé. Dans les 150 derniers mètres on était trois à se battre pour la quatrième place, cela s’est joué au cassé‘’. Sur 800 m, les qualifications ont été parfaitement gérées par Benjamin Robert (2e de sa série en 1’52‘’06) et Gabriel Tual (vainqueur de sa série en 1’54‘’25). Alors que sur le 3 000 m steeple, Louis Gilavert et Alexis Phelut se sont baladés dans leur série (1er en 9’09’’69 et 3e en 9’10’’88) et Tolga Camdeviren s’est qualifié au temps dans la première course (8e en 9’12’’42).

Trois perchistes français étaient engagés lors des qualifications. Si Romain Gavillon et Pierre Cottin ont tout deux assuré leur ticket pour la finale avec une barre à 5,10 m, cela n’a pas été le cas pour Gauvain Guillon-Romarin, qui s’est arrêté à 4,95 m, avec un dernier essai cruel puisque son corps franchissait facilement la barre alors que sa perche retombait dessus.

Enfin, au marteau, la Française Melissa Coquillas a empoché son billet pour la finale avec une quatrième place toutes séries confondues et un lancer à 60,22 m. Une qualification facile comme celle d’Estelle Raffaï sur 200 m. Auteure du meilleur temps des séries (23’’46, -1,3), la Française sera une grande chance de médaille demain.

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Journaliste stagiaire chez Track and Life.

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