Europe 2020

Les athlètes Marie-José Pérec et Yohann Diniz font partie de l’organisation des Europe 2020.

 

A l’occasion d’une conférence de presse, l’Association européenne d’athlétisme a officialisé, ce que tout le monde savait déjà,  à savoir, la désignation de Paris comme l’hôte des Championnats d’Europe 2020.

Avec un seul adversaire venu de Géorgie, la candidature parisienne avait peu de chance d’échouer. Et c’est sans surprise que Paris accueillera les Championnats d’Europe d’athlétisme du 26 au 30 août en 2020. « Je garde un souvenir inoubliable des Championnats du monde 2003 à Paris, a lâché d’entrée le président de l’Association européenne d’athlétisme Svein Arne Hansen. Le public était très enthousiaste. On est donc très heureux que Paris accueille ces championnats. »

Situés après les JO

Une décision évidemment qui plait également à la Fédération française d’athlétisme et à son président André Giraud. « Notre candidature a été votée à l’unanimité. Il n’ y a pas eu d’hésitations sur la qualité du dossier. On espère maintenant que ce sera un événement fédérateur et festif. »

Une fête qui aura lieu après les Jeux olympiques de Tokyo, une première depuis que les Championnats d’Europe ont lieu tous les deux ans. « Je préfère que ce soit après les JO, glisse Marie José Pérec, la triple championne olympique, qui sera chargée des relations internationales de l’événement. En les faisant avant, l’événement se serait fait bouffer par les Jeux. On va pouvoir communiquer là-dessus. » Yohann Diniz, également investi dans l’organisation confirme. « A la maison, il y aura quelque chose de particulier. Certains auront à cœur de fêter leur médaille. Ca sera une sorte de Decanation version Championnats d’Europe. »

Au stade Charléty

Avec un budget de 16 millions d’euros, l’événement aura lieu au stade Charléty et non au Stade de France comme les Mondiaux de 2003. Mais les athlètes pourront compter sur une enceinte montée à 20 000 spectateurs (les billets devraient être compris entre 25 et 45 euros) avec une piste toute neuve (8 couloirs). De quoi réaliser de belles performances. « C’est un peu tôt pour parler d’ambition pour ces Championnats d’Europe, glisse Patrice Gergès, le nouveau DTN. J’espère qu’ils seront une étape importante en vue de Paris 2024. Une chose est certaine, les athlètes sont tous fiers de porter le maillot de l’équipe de France. Et le faire en France, ça sera encore une plus grande fierté. »

Un plaisir de courir à domicile qu’imagine bien Marie-José Pérec, qui n’a jamais eu l’occasion de faire un grand championnat en France. « On n’a pas besoin de l’avoir vécu pour comprendre et se dire que c’est vraiment important de vivre un championnat à domicile. Gagner chez soi, ça n’a rien à voir ! On donne même plus que ce qu’on a. »

Un semi-marathon au coeur de Paris

Avec un programme d’épreuves réduit (en année olympique), la délégation française aura néanmoins beaucoup d’occasions de briller comme sur le semi-marathon (à la place du marathon habituel des Europe). « Ca sera l’occasion de faire émerger une nouvelle génération d’athlètes, explique André Giraud. Le but est également de vendre l’image de Paris. » Avec un départ au pied de la Tour Eiffel et une arrivée au Stade Charléty, après plusieurs boucles dans le cœur de Paris, cet événement, qui pourrait également être ouvert au public (courses de 5 ou 10 km envisagées), sera l’un des moments phares de l’événement.

Une chose est sûre, Paris 2020, c’est parti !

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Journaliste professionnel. Fondateur et rédacteur en chef de Track and Life.

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