Euro en salle

Pascal AMrtinot-Lagarde a décroché la médaille d’argent aux Championnats d’Europe sur 60 m haies.

 

Deuxième du 60 m haies Pascal Martinot-Lagarde a décroché la première médaille du clan français. Un peu plus tôt, Melvin Raffin s’était qualifié brillamment pour la finale du triple saut en battant le record du monde juniors en salle du triple saut.

C’était la finale attendue. En 2015, les Français avaient squatté le podium du 60 m haies en terminant aux trois premières places avec un Pascal Martinot-Lagarde en or. Cette fois, ils étaient encore trois en finale, mais le Britannique Andrew Pozzi était le plus fort (7’’51). Après un départ au ralenti pour ne pas se faire sortir par un starter très limite, le Français Pascal Martinot-Lagarde décrochait l’argent (7’’52) avant de se tordre de douleurs une fois la ligne franchie (six médailles de suite en grands championnats indoor). Derrière lui, Garfield Darien (4e en 7’’54) et Aurel Manga (7’’58) prenaient les places d’honneur.

Chapelle prend rendez-vous

Après une journée riche en émotions, Martinot-Lagarde a donc apporté la première médaille à la France, qu’on attendait portant un peu plus tôt du côté de la perche. Mais finalement, cela ne s’est pas passé comme prévu pour Kévin Menaldo (2e performeur européen avant la compétition), stoppé à 5,60 m, comme Stanley Joseph. Et en l’absence de Renaud Lavillenie, c’est le jeune Axel Chapelle qui a porté haut les couleurs françaises. Arrivé avec un record à 5,70 m à Belgrade, il a plus que rempli son contrat puisque le Français a longtemps été à la lutte pour un podium avant de s’arrêter à 5,80 m (6e), record personnel explosé. « Je suis à la fois content parce que je bats mon record personnel de dix centimètres, et aussi déçu parce que je suis sixième, lâchait Chapelle au micro de la FFA. Je suis tombé sur la finale la plus relevée de l’histoire, c’est le jeu. »

Un jeu auquel Floria Gueï avait failli perdre ce matin en série (voir article). Au bord de la disqualification en série, la Française a parfaitement géré sa demi-finale. Bien calée dans la foulée de la Britannique Lavial Nielsen, la spécialiste du tour de piste a attendu les 50 derniers mètres pour produire son effort et remporter la course en 52’’20. Et alors que les autres tricolores engagées ne sont pas passées (Agnès Raharolahy termine 5e de sa demi-finale en 53’’57 et Déborah Sananes 6e en 55’’30), Gueï a prouvé qu’elle pourra rêver d’une médaille demain.

Des médailles en perspective

Un rêve que peut entretenir Melvin Raffin. Préservé lors des Championnats de France à cause d’un adducteur un peu douloureux, il s’est envolé dès son premier essai lors des qualifications du triple saut. Avec 17,20 m, le protégé de Teddy Tamgho a amélioré son propre record de France juniors (il bat celui aussi en plein air) et surtout battu le record du monde en salle de la catégorie (17,14 m par Volker Mai en 1985). L’athlète de 18 ans prouve, s’il le fallait encore, qu’il sera un candidat au podium. Un podium sur lequel peut lorgner Jean-Marc Pontvianne qui n’a également eu besoin que d’un saut pour franchir les qualifications avec 16,93 m, alors que Kévin Luron s’est arrêté là (16,51 m).

Solide en série, Sofiane Selmouni pourra se servir de sa pointe de vitesse pour jouer le podium demain. Comme son camarade de chambre Paul Renaudie, qualifié pour les demi-finales sur 800 m, il a rempli son contrat en accédant à la finale du 1 500 m. Toujours aux avant-postes, le Français a bien réagi à l’accélération du Britannique Tom Lancashire pour prendre la deuxième place de sa série en 3’47’’71.

L’absence de Morhad Amdouni

Enfin, derrière l’immense – par le talent et la taille- Nafissatou Thiam, facile championne d’Europe du pentathlon, les jeunes Françaises Laura Arteil et Esther Turpin terminent respectivement 12e (4 301 pts) et 14e (4 143 pts). La lanceuse de poids Jessica Cerival, n’a pas pu faire mieux que huitième en finale  (16,84 m) alors que les spécialistes du 400 m Thomas Jordier et Yoann Décimus se sont arrêtés au stade des demi-finales (47’’49 et 47’’87).

Une finale que ne verra pas non plus Samir Dahmani. Venu s’essayer sur 3 000 m, le miler a terminé dixième de sa série en 8’15’’90 alors que comme nous l’annoncions en début d’après-midi, Morhad Amdouni était finalement forfait (voir article).

Sans Amdouni, la France a vu partir l’une de ses chances de médailles mais celle de Martinot-Lagarde devrait néanmoins faire quelques petites soeurs dans le week-end.

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Journaliste professionnel. Fondateur et rédacteur en chef de Track and Life.

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