Kévin Mayer

4e après le saut en hauteur, Kévin Mayer a décidé de jeter l’éponge, trop fatigué après son exploit olympique.

 

Tête d’affiche du 40e meeting de Talence, le vice-champion olympique du décathlon s’est retiré de l’épreuve après le saut en hauteur. Il sera néanmoins présent demain pour le concours du saut à la perche.

Avec plus de 100 000 fans sur sa page Facebook, Kevin Mayer ne passe plus inaperçu sur les réseaux sociaux. Le beau gosse, médaillé d’argent lors des derniers Jeux olympiques, était évidemment attendu dans la Mecque du décathlon. Lui, mais aussi tous les autres qui font que Talence, reste le rendez-vous numéro un pour les hommes et femmes des épreuves combinées. « Talence, c’est la fête du décathlon, lâche Bertrand Valcin, l’entraineur de Kevin Mayer. Les gens savent relativiser une performance même si elle paraît faible sur le papier. Ils connaissent les athlètes, et l’exigence du décathlon. » « Talence c’est un lieu mythique, continue Basile Rolnin, international espoirs et obligé d’abandonner après le 100 m à cause d’un problème musculaire. Avec Götzis, c’est ce qu’il y a de plus coté en terme de décathlon. Le public est connaisseur, il a l’habitude de voir des décathlons. Ils savent ce que c’est donc il y a cette alchimie qui prend dès les présentations. »

Envie de sauter à la perche

Des présentations où l’entrée de Kevin Mayer sur la piste a fait chavirer tout le stade. Le nouveau recordman de France était en effet la tête d’affiche de ce 40e meeting de Talence. Un livre d’or était même installé au pied de la tribune pour permettre à ses fans de lui livrer des messages de félicitations ou de demandes en mariage. « Il se connaît là-dessus, explique Bertrand Valcin. On a envie de faire le maximum pour tout le monde. On essaie de répondre à tout le monde pour que ça ne soit pas mal pris de la part du public de ne pas signer un autographe. C’est le jeu. Mais Kevin a du plaisir à signer des autographes, c’est le principe. »

Kévin Mayer

Kévin Mayer a passé beaucoup de temps avec ses fans.

 

Malheureusement pour le public, le vice-champion olympique s’est arrêté après la hauteur (4e avec 3 254 pts), la faute à un corps et un mental très usés. « Depuis les Jeux, je n’ai pas arrêté avec les médias et mes entrainements, avoue-t-il. J’ai essayé de tout donner pour venir faire ce décathlon ici. Mais à Rio, j’ai tout donné, toute mon énergie, tout ce que j’avais. Et là honnêtement, aujourd’hui j’avais envie de pleurer à chaque saut, à chaque course, j’avais mal partout. J’étais vraiment dans le mal. » Un état de fatigue que son entraineur connaissait. « Je le sais physiquement en forme, mais nerveusement il y a un contre coup. C’est un petit problème de jus, et d’envie. »

Néanmoins, l’Apollon de l’athlétisme français marquera de sa présence le concours de perche de la deuxième journée. « Il y a une épreuve que j’adore et qui ne me fait pas mal c’est le saut à la perche. Donc je vous donne rendez-vous demain. » D’ici là, il aura l’occasion de travailler son poignet pour enchainer les dizaines d’autographes qu’il devra donner. Pas sûr que ce soit plus reposant.

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Journaliste professionnel. Fondateur et rédacteur en chef de Track and Life.

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