Ryan Zézé

Ryan Zézé a obtenu deux médailles de bronze lors des Championnats de France juniors.

 

Tout juste sélectionné en équipe de France pour les championnats d’Europe juniors (relais 4×100 m) , Ryan Zézé (19 ans) marche sur les pas de son grand frère Mickaël Meba, au terme d’une saison 2017 qui l’a vu éclore.

Lorsqu’il est invité par le speaker à monter sur la troisième marche du podium du 100 m des Championnats de France juniors le week-end dernier, Ryan Zézé se permet quelques pas de danse, et savoure. « C’était la danse de la joie du premier podium ! Personne ne m’attendait sur cette distance mais plutôt sur 200 m. » Une distance sur laquelle il a répondu présent, dès le lendemain, pour décrocher une nouvelle médaille de bronze, et s’offrir un doublé (10’’78 sur 100 m, 21’’85 sur 200 m). « Je savoure. C’est une revanche sur l’hiver, où j’avais terminé quatrième, alors que j’étais attendu ».

«  J’ai gagné en maturité »

Déçu de ses France en salle, ses performances hivernales lui permettent néanmoins de découvrir l’équipe de France à l’occasion d’un match international U20 à Halle (Allemagne). Convoqué initialement pour le relais 4×200 m, le sociétaire du Stade Sottevillais 76 a aussi pris part au 200 m individuel (3e en 21’’90), suite à un forfait. Un imprévu de dernière minute loin de l’ébranler. « Je n’avais aucun stress, aucune pression. Je me suis dit qu’il fallait le faire pour la France, pour le maillot, et j’ai tout donné. »

Un environnement dans lequel il a hâte de retourner, à l’occasion des Championnats d’Europe juniors de Grosseto (Italie). Il y retrouvera Melvin Raffin son ami et rival à l’occasion des France Jeunes (spécialiste du triple saut, Raffin a remporté le 100 m). « Sur les compétitions, il me pousse dans mes retranchements, c’est un vrai combat ! Après, en dehors, il y a une vraie complicité entre nous, c’est comme un frère. » Ils s’aligneront d’ailleurs ensemble sur le relais 4×100 m. « On a une grosse équipe, on a vraiment les moyens de faire quelque chose ».

« Je suis reconnaissant envers Mickaël  »

Une participation à un premier grand championnat international qui va lui permettre de courir dans les pas de son frère Mickaël Meba, international français et qualifié pour les derniers JO de Rio. Auparavant footballeur, c’est d’ailleurs en regardant son frère Mickaël Meba et sa petite sœur Greta courir, que l’envie de la course lui est venue. Avant que Mickaël ne le prenne sous son aile en lui donnant des conseils au quotidien, tout en lui instaurant rigueur et acharnement. « C’est un exemple. Je lui en suis reconnaissant car c’est lui qui m’a poussé vers l’athlétisme. Je prends exemple sur lui car il à vraiment travailler pour réussir et performer ».

Plus qu’un exemple, Ryan voit son frère comme son idole, – « l’athlète qu’il supporte le plus » – , mais aussi une source de motivation. Malgré le départ de Mickaël vers le SCO Sainte-Marguerite Marseille et le CREPS de Boulouris au mois de septembre, ils ne cessent de communiquer, débriefant chacune de leur course. « On ne parle presque que d’athlétisme ! On se refait nos courses ensemble, et bien souvent il me charrie : « t’as pas honte… » Parce qu’il était plus fort que moi à mon âge. Mais toujours dans le bon sens, pour me pousser ».

Ryan trace son propre chemin

Une rivalité fraternelle qui pousse Ryan a donné le meilleur de lui-même pour suivre le chemin de son ainé. « J’ai toujours dans un coin de ma tête les records de mon frère à mon âge. Les battre est l’un de mes objectifs. Il y a encore énormément de travail mais je vais tout faire pour ».

Cependant, le junior n’aime pas être comparé à son frère, même s’il finit par s’y habituer. « Au départ, je prenais mal cette comparaison. On me comparait à lui quand il était en cadet 1 alors qu’il y avait un monde entre lui et moi. Il avait beaucoup plus travaillé que moi. Mais mon entraîneur (Pierre Grondin à Val-de-Reuil) m’a toujours répété, « ne te compare pas à lui, chaque athlète a un parcours différent ». Aujourd’hui, même si je ne suis toujours pas arrivé au niveau qu’il avait chez les jeunes, cela ne me fais plus rien d’être comparé à lui, mis à part de la fierté. Je trace mon propre chemin. »

Ambitieux, Ryan montre une fois de plus que l’athlétisme coule dans les veines de la famille Zézé.

A lire également

Le retour de Mickaël Meba Zézé

Partager cet article

Journaliste stagiaire chez Track and Life.

Facebook Comments

Post a comment