Damiel Dossevi

Blessé tout l’hiver dernier (ici à la Perche aux Etoiles d’Aulnay), Damiel Dossevi compte vivre une saison pleine en 2017.

 

Blessé l’hiver dernier puis en manque de repères tout l’été, l’International Damiel Dossevi sera l’une des têtes d’affiche de la première étape ce samedi du Perche Elite Tour à Rennes. L’occasion pour le Bordelais de revenir sur la saison passée et sur ses ambitions pour 2017. Entretien.

– Trackandlife.fr : Damiel, comment vous sentez-vous à quelques jours de votre rentrée à Rennes lors du Roazhon Perche, la première étape du Perche Elite Tour (Samedi 17 décembre) ?

« Pour l’instant, tout va bien, je ne suis pas blessé (rires). C’est la première des nouvelles. Je m’entraine toujours autant. Je me mets moins d’objectifs que lors des dernières années même si je reste sur une dynamique relativement de haut niveau. J’ai plus envie de me faire plaisir que forcément viser la performance. Après, je pense qu’avec les compétitions, je me prendrai vite au jeu si les résultats suivent et surtout, si le physique suit. Ca sera surtout par rapport à mon état de forme, si mon corps tient ou pas.

« L’année dernière j’étais toujours un peu sur le frein à main »

– Pouvez-vous revenir sur votre saison 2016 ?

L’année dernière, je me suis blessé relativement tôt dans l’hiver. J’avais des petites lésions aux ischios. Le médecin avait vu qu’il y avait pas mal de fibroses et que ça risquait à tout moment de péter, sauf si je faisais une grosse rééducation avec une reprise douce. Du coup, j’ai fait une croix sur l’hiver. Et donc l’été a été compliqué, car il a fallu faire avec un manque de repères. J’avais également l’appréhension de me blesser trop tôt dans la saison et de ne pas être performant. Mais le fait de faire trop attention, petit à petit, on perd un peu le fil de la saison, les sensations, l’engagement. J’étais toujours un peu sur le frein à main. Quand il a fallu lâcher les chevaux, il était un peu tard et je n’avais pas forcément tout ce qu’il fallait pour.

– Les Jeux olympiques de Rio étaient un objectif pour vous en début de saison ?

Le but était de ne pas se blesser pour pouvoir prétendre à aller aux Jeux. Après je savais que mes chances étaient minces parce que, déjà, je n’avais pas fait d’hiver et que je ne savais pas où j’en étais, et aussi parce qu’il y a une grosse concurrence en France. L’objectif était de faire les minima et d’être au moins dans la course pour ça. Ca ne l’a pas fait. Ce sont les aléas de notre sport. Quand on est diminué, c’est toujours compliqué.

« On est toujours dans l’attente de retrouver son niveau »

– A 33 ans, vous êtes toujours sur les sautoirs alors que votre dernière sélection en équipe de France remonte aux Championnats d’Europe en salle de Paris-Bercy en 2011. Est-ce la passion qui vous maintient sur les pistes ?

Je ne dirais pas que je suis vraiment un passionné du saut à la perche. J’adore ça, je suis mordu depuis que je suis jeune, de là à dire que je suis un passionné, je ne pense pas. C’est juste que ça me fait toujours plaisir d’aller à l’entrainement parce qu’on est une bande de potes. C’est ça surtout qui me motive à continuer la compétition. Après c’est sûr que j’ai vécu plusieurs années en équipe de France avec des performances autres que celles que j’ai pu faire ces dernières années (record : 5,75 m et champion d’Europe espoirs en 2005, 11 sélections chez les A). Malheureusement, on est toujours un peu dans l’attente de retrouver ce niveau. Certes on vieillit, mais on a toujours les mêmes envies. Je ne suis pas vraiment diminué physiquement, même si je ne peux plus faire tout ce que je faisais quand j’étais plus jeune. Donc le but est surtout d’aller à l’entrainement et de me faire plaisir avec toute la troupe et après, essayer de refaire des performances en compétitions. Ca ne passe pas toujours mais ça n’empêche pas le plaisir d’être là.

– Quelles sont vos ambitions pour cette première étape du Perche Elite Tour ?

J’y vais vraiment pour m’amuser, profiter de cette compétition pour reprendre des sensations et partager le plaisir que j’ai à sauter avec le public et les potes qui seront là. Ca sera vraiment le starter de la saison qui annoncera ou non les performances à venir. Dans l’idée, je me suis bien entrainé, je suis prêt pour sauter relativement haut. Je ne prétends pas faire 5,80 m ce week-end mais au moins me faire plaisir et reprendre de bonnes sensations. »

Pour en savoir plus sur le Roazhon Perche.

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Journaliste professionnel. Fondateur et rédacteur en chef de Track and Life.

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