cyberattaque

Dans un communiqué de presse daté de ce jour, l’IAAF vient d’annoncer qu’elle avait été victime d’une cyberattaque il y a plusieurs semaines et que plusieurs données confidentielles, dont les demandes d’AUT déposées par des athlètes, avaient été récupérées.

Suite aux premières révélations des « Francy Bears », qui après diverses cyberattaques, avaient livré les noms de plusieurs athlètes ayant utilisé des « Autorisation d’usage à des fins thérapeutiques » (AUT), l’association internationale d’athlétisme (IAAF) avait lancé une enquête pour connaître l’ampleur des dégâts au sein de son système informatique. Les résultats ont été connus et dans un communiqué de presse daté du 3 avril, l’IAAF a indiqué que toutes les demandes d’AUT faites depuis 2012 par les athlètes auraient pu être récupérées par les pirates. « Notre première priorité est de renseigner les athlètes qui croyaient avoir pu nous livrer des informations sûres et confidentielles », a indiqué Sebastian Coe, le président de l’IAAF.

Renforcer la sécurité informatique de l’IAAF

Révélée depuis le mois d’octobre, l’affaire des « Fancy Bears » a notamment jeté le trouble sur les pratiques d’Alberto Salazar l’entraineur du quadruple champion olympique (5 000 m – 10 000 m) Mo Farah et de l’Américain Galen Rupp. La liste de demandes d’AUT de ce dernier ressemblant plus à celle d’un cancéreux en fin de vie que d’un athlète capable de remporter une médaille olympique.

Dans tous les cas, les hackers de Fancy Bears devraient donc avoir en leur possession de nouvelles données à fournir sur une multitude d’athlètes ayant déposé des AUT auprès de l’IAAF. Autant dire que certains doivent trembler en attendant de nouvelles révélations, même s’il est tout à fait légal d’obtenir des AUT, puisque celles-ci permettent, en temps normal, à certains sportifs de concourir malgré des maladies handicapantes comme de l’asthme. Néanmoins, ces dernières sont souvent détournées pour permettre à certains  de contourner le système antidopage. « Nous faisons tout notre possible pour remédier à la situation, a continué Sebastian Coe. Et nous allons travailler avec les meilleures organisations possibles pour créer un environnement aussi sûr que possible. »

Comme le disent les Anglo-Saxons : « Wait and see ».

Partager cet article

Journaliste professionnel. Fondateur et rédacteur en chef de Track and Life.

Facebook Comments

Post a comment