Championnats du Monde juniors Mischler

Baptiste Mischler sera l’une des chances de médaille dans le clan français pour les Championnats du Monde juniors.

 

Les Championnats du Monde juniors, qui se dérouleront à Bydgoszcz (Pologne) du 19 au 24 juillet, seront l’occasion pour les Français de tenter de faire aussi bien que leurs aînés (3 médailles d’or lors de la précédente édition). Un point sur les troupes françaises en lice.

C’est du côté des sauts que l’on retrouvera les plus grandes chances de médaille avec Yanis Esmeralda David à la longueur et Melvin Raffin au triple saut. La première nommée, forte de ses 6,48 m, pointe à la cinquième place au bilan mondial. Avec seulement cinq centimètres qui la séparent de la première, elle peut légitimement rêver du plus beau des métaux. Elle sera aussi présente sur le triple saut (13,44 m), dans une épreuve où elle devrait plutôt viser une place de finaliste, tout comme ses collègues Ilionis Guillaume (13,37 m au triple) et Hilary Kpatcha (6,31 m à la longueur).

Raffin comme Tamgho ?

Le tripleux Melvin Raffin abordera quant à lui son concours avec l’ambition assumée d’en ressortir en champion du monde. S’il n’est que sixième au bilan à deux athlète par nation (16,47 m), sa performance des Championnats de France jeunes (16,93 m trop ventés) lui permet de rêver plus grand. L’occasion de faire aussi bien que son entraineur Teddy Tamgho, champion du monde de la catégorie en 2008, déjà à Bydgoszcz.

Du côté de la perche, les garçons, Pierre Cottin (5,35 m) et Gauvain Guillon-Romarin (5,15 m) semblent loin du podium mais pourront tenter d’entrer en finale pour battre leurs records personnels et engranger de l’expérience. Même objectif pour leurs coéquipières Alix Dehaynain (4,12 m) et Thiziri Daci (4,10 m). Enfin, la dernière sauteuse bleue sera Nawal Meniker. Si elle parvenait à battre son record personnel de 1.88 m réalisé en 2015 (1,85 m cette année), elle pourrait bien se rapprocher du podium.

Ouvertures sur les haies

Chez les sprinteurs, la partie s’annonce plus compliquée. Les coureuses de 200 m Estelle Raffaï (23’’55) et Cynthia Leduc (23’’66) devraient passer le cap des séries sans encombre, mais la finale semble être une étape difficilement atteignable, tout comme pour Amaury Golitin (10’’49) sur la ligne droite. Loïc Prévot, avec ses 20’’88 sur le demi-tour de piste, est celui qui possède les meilleures armes pour aller au bout de ces championnats.

Toujours sur les épreuves de vitesse mais avec obstacles, l’équipe de France possède de meilleurs atouts. La championne olympique de la jeunesse Laura Valette, auteure d’un très bon 13’’19 à Angers (cinquième au bilan à deux par nation), aura très fort à faire face à un trio de tête nettement au-dessus de la meute. Elle tentera tout de même sa chance aux côtés de Sarah Koutouan (13’’30).

Leurs homologues masculins Dylan Caty (13’’67) et Alban Lefeuvre (13’’80) feront aussi face à une rude concurrence mais le premier cité pourrait bien rallier la finale (13e au bilan). Sur le 400 m haies, Anaïs Seiller (58’’73) et Julie Hounsinou (59’’10) pourront entrer en demi-finales sans encombre, et devront se surpasser pour aller plus loin. Chez les garçons, Manounou Prédéa (52’’02) sera avant tout là pour profiter de sa première grande compétition internationale, tandis que Victor Coroller (50’’47, 6e au bilan) pourra nourrir de grandes ambitions. S’il a les jambes pour battre son record de France (50’’13 en 2015), il sera redoutable.

L’espoir Mischler

Face aux armadas venues d’Afrique de l’Est, les demi-fondeurs auront bien du mal à rapporter des médailles. Exception faite du prodige du 1 500 m Baptiste Mischler, qui possède en 3’39’’58 la troisième meilleure performance des engagés. Le vice-champion d’Europe 2015 pourrait bien créer la surprise. Il courra aux côtés de Yani Khelaf (3’44’’49) qui essaiera de se frayer un chemin vers la finale, tout comme Louis Gilavert (8’43’’53) sur 3 000 m steeple. Fabien Palcau (14’07’’19) et Jimmy Gressier (14’05’’83) tenteront de tirer leur épingle du jeu au sein du peloton sur 5 000 m, de même qu’Abderrazak Charik (30’22’’80) sur 10 000 m et le marcheur Gabriel Bordier, 42’33 sur la même distance.

Chez les filles, on suivra de très près la monégasque Cassandre Beaugrand, qualifiée pour les Jeux olympiques en triathlon. Deux ans après sa première participation à cette compétition sur 1 500 m, alors qu’elle n’était que cadette, elle devrait être en mesure de jouer devant. Aux côtés d’Elsa Racasan (16’37’’36), elle pourra profiter de l’occasion pour gagner les 14 centièmes qui lui manquent pour battre le record de France du 5 000 m (16’07’’72). Dernières fondeuses en lice, les steepleuses Lea Navarro (10’22’’46) et Alexa Lemitre (10’23’’91) essaieront de se hisser en finale.

Des décathlètes en conquête

Malheureusement, les lancers seront assez peu représentés puisque seuls deux athlètes sont parvenus à se qualifier pour ces championnats. Si Jordan Guehaseim (58.94 m au disque) et Lukas Moutarde (70.53 m au javelot) semblent trop loin pour prétendre à une finale, il faudra tout de même se méfier du second, vainqueur des Jeux olympiques de la jeunesse en 2014.

Enfin, les épreuves combinées seront un fort vecteur d’espoir pour les bleus. Elisa pineau (5373 points) ne sera vraisemblablement pas à la lutte avec les favoris, mais ses camarades décathlètes Ludovic Besson (7 330 points) et Clément Foucat (7 317 points), classés six et septième au bilan, seront tous deux dans la course pour monter sur le podium.

 

Les Championnats du Monde juniors seront à suivre en intégralité et en live sur www.trackandlife.fr.

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Journaliste stagiaire chez Track and Life.

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