décathlon

Clément Foucat et Ludovic Besson ont terminé respectivement 16e et 13e des Championnats du Monde au décathlon.

 

Les deux décathloniens français ont terminé assez loin des premiers rôles après deux jours de compétition. Mais que ce soit pour Ludovic Besson ou Clément Foucat, ces dix travaux leur serviront à l’avenir. Retour sur deux jours intenses.

Ce mercredi soir, peu après 21h. Epuisé après un 1 500 m mené quasiment de bout en bout (2e de la première série avec 4’24’’11, record personnel), Clément Foucat s’écroule près de la ligne d’arrivée. Un peu plus loin, son compère de labeur, Ludovic Besson va en terminer. Les deux hommes s’enlacent avant que le premier cité ne tombe en pleurs dans les bras de ses proches. « Les pleurs c’était de la déception parce que j’aurais aimé faire mieux, avouait Clément Foucat, 16e avec 7 187 points. C’est mon premier grand championnat donc je ne vais pas cracher dessus. Il fallait bien un début. Je savais que j’avais fait un beau décathlon aux Championnats de France et que ç’allait être dur de faire mieux. J’ai été proche de mes records sur la plupart des épreuves. Et il fallait que je batte un record donc on avait ciblé le 1 500 m avec le coach. Je m’étais préparé mentalement à le faire à fond. »

Un décathlon « comme ci comme ça »

A ses côtés, Ludovic Besson savoure malgré son classement (13e avec7 284pts). Vice-champion du monde il y a un an dans la catégorie inférieure, le junior a pris rendez-vous pour le futur. Très loin de l’Allemand Niklas Kaul (victorieux avec 8 162 pts), il sait que cette saison il n’a pas pu jouer à armes égales avec ses amis de galère. « Mon deuxième jour est comme le premier, mitigé. Il me manque l’expérience de cette saison ce qui fait que j’en paie les pots cassés (il a été blessé au genou durant trois mois cet hiver). L’année dernière j’avais battu huit de mes records lors des Monde. Là, c’est deux ou trois (deux records personnels au 110 m haies et au javelot). »

Après donc un décathlon « comme ci comme ça » comme ils l’ont décrit depuis deux jours, les deux Français participaient allègrement au traditionnel tour d’honneur conclu par une interview en anglais pour l’IAAF, avant de quitter le théâtre qu’ils ont occupé pendant deux jours. Avec, évidemment, des idées plein la tête. « C’est vraiment quelque chose d’exceptionnel à vivre, souriait Foucat. Je sais qu’il y en a beaucoup qui aimeraient être à ma place. Dès la fin du déca, je me suis dit que si c’est pour vivre ça, le travail vaut vraiment le coup. »

Encore un décathlon pour Foucat

De son côté, alors qu’il échangeait son maillot avec un athlète belge, Ludovic Besson donnait déjà rendez-vous. « On ne peut pas réussir à chaque fois et bien sûr que je vais me servir de ce décathlon. Je suis confiant pour l’année prochaine. J’ai eu des sensations que je n’avais jamais ressenties. Ca présage de bonnes choses. Je suis vraiment d’attaque ! »

Et alors que Besson prendra du repos, Clément Foucat sera lui d’attaque dès le début du mois d’août pour une nouvelle sélection à l’occasion d’un match d’épreuves combinées face à l’Italie et la Suisse. L’occasion de continuer son apprentissage du haut niveau.

Pas de finale
Les deux athlètes français engagés cette après-midi en demi-finale n’ont pas réussi à atteindre la dernière marche. Sur 100 m, Amaury Golitin a terminé 6e de sa course en 10’’54 alors que Dylan Caty, auteur d’une grosse faute à mi-course n’a pas pu faire mieux que 4e de sa demi-finale sur 110 m haies (13’’74).

Partager cet article

Journaliste professionnel. Fondateur et rédacteur en chef de Track and Life.

Facebook Comments

Website Comments

Post a comment