hurdleurs Seiller

Anais Seiller s’est qualifiée pour les demi-finales du 400 m haies.

 

Les hurdleurs français ont quasiment réalisé un coup parfait ce matin lors des séries puisque Dylan Caty (110 m haies), Anais Seiller et Julie Hounsinou (400 m haies) se sont qualifiés pour les demi-finales. Egalement en lice, le triple sauteur Melvin Raffin est passé sans encombre.

Un gros soleil, des températures estivales, un grand événement, toutes les conditions étaient réunies ce matin pour les séries des 110 et 400 m haies. Et on peut dire que les hurdleurs français ne se sont pas faits prier pour réaliser des performances. Premier en action,      Alban Lefeuvre ne pouvait défendre pleinement ses chances à cause d’une gêne à une cuisse (6e de la 1ere série en 14’’37). Mais le Français était vengé par son compatriote Dylan Caty. Sûr de sa force, le quatrième des derniers Championnats d’Europe de la catégorie, assurait son départ avant de lancer la machine et de mettre le régulateur de vitesse à mi-course (3e de sa série en 13’’77). « Avec le carton vert et le faux départ qu’il y a eu, je n’ai pas voulu forcer mon départ, expliquait-il. Et une fois que j’étais bien placé dans ma course, j’ai juste pensé à rester grand et technique. »

Records personnels pour Seiller et Hounsinou

Engagé cette après-midi en demi-finale, le hurdleur français pourrait s’inviter en finale si ses sensations restent intactes. « Je me sens super bien. Je n’ai pas l’air de fatiguer. La demi-finale, si je suis en forme, ça devrait avancer. »

Des demi-finales mondiales (jeudi à 18h55) que découvriront également les spécialistes du 400 m haies Anais Seiller et Julie Hounsinou. En 58’’44 (record personnel), la première citée a réussi une course maîtrisée. « Je suis super contente, lâchait Seiller. Je me sentais super bien. J’étais un peu stressée à l’échauffement mais j’ai pris confiance en chambre d’appel. » Pour la deuxième, qui arborait un petit bout de ruban noir en hommage aux victimes de l’attentat de Nice, l’objectif était clair : « Prouver que j’avais ma place ». En réalisant 58’’65 (record personnel), l’athlète de l’AC Paris-Joinville a rendu la confiance que la DTN lui a octroyée en la repêchant (à la vue du bilan mondial) alors qu’elle n’avait pas réalisé les minima (59’’10 contre 58’’74). « Je ne pouvais pas rêver mieux, lâchait-elle dans un grand sourire. Ca prouve que je n’ai volé la place de personne. Maintenant, pour la demi-finale, on verra comment mes jambes auront récupéré. »

Des détails à régler pour Raffin

Le triple sauteur Melvin Raffin devra lui aussi insister un peu plus sur la récupération. Parmi les favoris du concours, le Français aurait aimé s’y prendre qu’à une reprise pour rejoindre la finale. Mais après un premier saut mordu et un second moyen (16,05 m), il a dû appuyer sur l’accélérateur (16,20 m, 3e des qualifications alors que Jordan Caraman a été éliminé avec 15,58 m). « L’essentiel est fait, avançait-il. J’avais prévu de ne faire qu’un saut mais cela ne s’est pas passé comme ça. Du coup, au troisième, j’ai dû m’engager plus. Je suis déterminé pour la finale même s’il y a encore des problèmes techniques à régler. »

Des réglages qu’il pourrait améliorer avec la présence de son entraineur et champion du monde 2013 de la discipline, Teddy Tamgho, blessé et opéré en juin et qui pourrait être présent au bord du sautoir demain.

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Journaliste professionnel. Fondateur et rédacteur en chef de Track and Life.

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