Monde juniors Prévot

Loïc Prévot s’est blessé lors de son 200 m.

 

Alors que la matinée s’annonçait radieuse, les Bleus ont connu diverses malchances avec la disqualification de Predea Manounou sur 400 m haies et la blessure de Loïc Prévot sur le 200 m.

Tout avait pourtant bien commencé. Engagées de bonne heure sur le sautoir de longueur, les Françaises Yanis David (6,18 m) et Hilary Kpatcha (6,32 m) avaient réussi à s’extirper du concours de qualification. La dernière nommée réussissant d’ailleurs la troisième meilleure performance du plateau. Mais très vite les choses se gâtaient. Et alors que les perchistes Gauvain Guillon-Romarin et Pierre Cottin commençaient à se démener à la perche, le Francilien Louis Gilavert entrait en piste sur le 3 000 m steeple. Après une première série assez lente, le protégé de Thierry Choffin avait de quoi espérer une qualification au temps (les 5 premiers des deux séries étaient qualifiés ainsi que les cinq meilleurs temps). Mais dans un jour sans, Gilavert laissait vite partir le groupe de tête pour finir 11e en 9’09’’58, très loin de sa course record à Oordegem au mois de juin. « Je suis fatigué, lâchait-il. J’en ai marre. J’avais envie mais c’était dur. J’ai passé une mauvaise nuit et en plus, j’ai une légère carence en fer. On va travailler pour revenir plus fort l’an prochain. »

La deuxième haie fatale à Manounou

Un premier coup d’arrêt pour les Bleus que Victor Coroller réussissait à chasser. Impérial dans sa série du 400 m haies, le Rennais se permettait de jeter un regard à droite puis à gauche dans les derniers 50 m pour assurer sa qualification (2e en 52’’16). « A quoi ça sert de bourriner pour finir premier, avouait-il. J’ai juste voulu assurer. J’ai l’impression d’avoir maîtrisé ma course. C’est la première fois de l’année où je réussis une course sans faute. »

Qualifié pour les demi-finales (vendredi), Coroller devait y retrouver son compatriote Predea Manounou. Incroyable en série (1e en 50’’95, record personnel explosé de plus d’une seconde), le Normand se voyait disqualifié plusieurs minutes plus tard. Situé au couloir 9, il a franchi la deuxième haie avec sa jambe de retour qui est passée sous le plan horizontal de l’obstacle (article 168.7 (a) : « un athlète est disqualifié s’il passe le pied ou la jambe en-dessous du plan horizontal du haut de n’importe quelle haie au moment du franchissement »). Un coup dur pour un jeune athlète qui était heureux en zone mixte avant d’apprendre la nouvelle. « Je ne pensais pas courir en 50’’. Je suis confiant pour la demi-finale où je pourrai encore faire baisser le chrono. »

Cottin et Guillon-Romarin éliminés

Malheureusement pour lui ses championnats s’arrêtent ici. Tout comme les perchistes qui quittaient l’arène têtes basses. « Je fais des fautes à 5,20 m que j’arrive habituellement à rattraper », lâchait, dépité, Pierre Cottin (éliminé avec 4,95 m). « Je n’étais pas bien du tout, expliquait quant à lui Gauvain Guillon-Romarin (éliminé avec 4,80 m). J’étais barbouillé, j’avais mal au ventre depuis ce matin. »

Comme si l’hécatombe ne suffisait pas, le prodige guyanais Loïc Prévot se claquait vraisemblablement le quadriceps droit à l’attaque du virage du 200 m. « J’ai senti une douleur sur le devant de la cuisse, expliquait celui qui avait déjà déclaré forfait pour les France juniors à cause d’une gêne au même endroit. C’a craqué. Je suis déçu car je me sentais bien. »

Et alors que les finales des perchistes Daci et Dehaynain, ainsi que de Baptiste Mischler et Melvin Raffin se profilent cette après-midi, la France a déjà connu son lot de déconvenues. Maintenant, il faut juste que la chance tourne.

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Journaliste professionnel. Fondateur et rédacteur en chef de Track and Life.

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