premières difficiles

Maëva Contion a terminé cinquième de sa série du 400 m haies.

 

Toutes les trois engagées ce matin, Maëva Danois, Rouguy Diallo et Maëva Contion ont connu les affres d’une élimination dès leur entrée en lice pour leur premier grand championnat chez les seniors. Retour sur des espoirs douchés.

Hasard du programme, ce matin (vendredi 8 juillet), trois bleues, aux deux sens du terme, étaient à l’ouvrage sur le stade Olympique d’Amsterdam. Habituées aux exploits internationaux chez les jeunes, Rouguy Diallo (championne du monde juniors du triple saut en 2014), Maëva Danois (vice-championne d’Europe espoirs du 3 000 m steeple en 2015) et Maëva Contion (3e des Championnats d’Europe juniors sur 400 m haies en 2011), honoraient leur première sélection chez les A dans un grand championnat.

Avec la pluie en plus

Et malheureusement pour elles, cette première ne restera pas un grand souvenir. Toutes les trois éliminées, elles ne pouvaient que regretter de voir l’aventure s’arrêter-là. « Je me dis que c’était mon premier championnat chez les seniors, avance Maëva Danois, 11e de sa série du 3 000 m steeple en 9’58 »73. Mais j’aurais aimé faire mieux pour bien rentrer dans le bain. »

premières difficiles

Après avoir longtemps occupé les premières places, Maëva Danois a terminé 11e de sa série du 3 000 m steeple.

 

Un bain qu’elles ont en partie pris puisque le ciel hollandais avait décidé d’être capricieux. Une grosse averse juste au début du concours du triple saut venait ajouter un peu de piment dans un contexte déjà compliqué. « Je me suis peut-être laissée distraire par les conditions climatiques, avouait Rouguy Diallo, seulement 18e des qualifications du triple saut avec 13,58 m. On s’est pris une grosse pluie et ensuite je n’ai pas réussi à me remettre dedans. Je suis déçue car c’étaient mes premiers championnats internationaux seniors et j’aurais voulu quand même aller au moins en finale car j’avais les perfs pour. »

Des ambitions pour le futur

Perdue dans sa course après avoir franchi dès la troisième haie avec sa mauvaise jambe, Maëva Contion posait le même constat (5e de sa série du 400 m haies en 58’’31). « C’est frustrant, car j’avais largement les capacités de passer. »

Dans tous les cas, même si l’aventure était nouvelle, les trois jeunes femmes n’ont pas semblé être prises par l’événement. « J’avais envie de bien faire, reprend Maëva Danois. Physiquement et mentalement j’étais prête. Jusqu’à hier (jeudi 7 juillet), je ne ressentais pas la pression car on est arrivés tôt à Amsterdam (le week-end dernier). Et je commence à savoir gérer la pression. J’ai l’expérience des Europe espoirs, même si c’était moins grandiose que ce stade. »

premières difficiles

Rouguy Diallo a terminé 18e du concours de qualification du triple saut.

 

Un grand stade, une bonne ambiance en équipe de France, auxquels elles voudraient déjà regoûter. « Ca me donne envie de revenir plus forte l’an prochain, lâche Rouguy Diallo. J’ai envie de réussir mes qualifications chez les seniors et pourquoi pas aller chercher des titres. » Et Maëva Contion de conclure. « Tout le monde est accueillant en équipe de France. C’est vraiment le truc que j’ai envie de revivre et je vais me battre pour le revivre. Et j’espère faire plaisir la prochaine fois à l’encadrement parce que là, ce n’était pas le cas. »

Les rendez-vous sont pris.

 

Diallo orpheline de Tamgho
Opéré du fémur depuis sa blessure lors des Championnats de France il y a deux semaines, Teddy Tamgho n’était pas présent à Amsterdam pour suivre le concours de son athlète Rouguy Diallo. Une absence que sa jeune protégée a eu du mal à compenser. « Il sort de l’hôpital donc il n’était pas là. C’est sûr que ça m’a perturbée. Pour le triple saut c’est quand même très important d’avoir son coach parce que c’est une discipline assez technique. Ca apporte un peu plus de confiance. » Il était prévu que Laurence  Billy filme les sauts pour qu’en live, Teddy Tamgho puisse faire un retour dessus. « On ne pouvait pas faire autrement, regrette Diallo. Je n’ai pas eu de retour sur ce que je faisais. C’était un peu difficile. » 

Partager cet article

Journaliste professionnel. Fondateur et rédacteur en chef de Track and Life.

Facebook Comments

Post a comment