Bryan Cantero

Bryan Cantero (ici lors du 10 km Paris-Centre) a terminé 11e de la course de l’Escalade à Genève ce samedi 3 décembre.

 

Onzième de la course de l’Escalade ce samedi à Genève, Bryan Cantero s’est rassuré sur son état de santé après avoir dû faire l’impasse sur les cross de sélection pour les Championnats d’Europe. Victime d’un malaise la veille du cross d’Allonnes, le miler a mis plusieurs jours à refaire surface. Dorénavant rétabli, il se tourne vers la salle, avec comme objectif de décrocher son ticket pour les Championnats d’Europe de Belgrade sur 3 000 m.

– Bryan, vous étiez engagé au cross d’Allonnes le 20 novembre dernier pour tenter la sélection pour les Championnats d’Europe de cross mais pour quelles raisons n’avez-vous pas pris le départ ?

« J’étais effectivement à Allonnes la veille de la course. J’étais prêt physiquement. J’avais fait de très grosses séances. Mais j’ai attrapé un virus, une grosse turista, en rentrant de la Réunion (il a participé à l’Ekiden de Saint-Benoît, le 11 novembre). J’ai perdu connaissance dans la chambre d’hôtel. Les pompiers sont venus et j’ai passé la nuit aux Urgences. Le lendemain matin, quand les autres allaient à la course, moi j’ai pris le train pour rentrer chez moi car j’étais au fond du seau.

« Je ne sais même pas combien de temps j’ai perdu connaissance »

– Combien de temps avez-vous mis pour récupérer ?

La semaine d’après, j’étais toujours diminué physiquement et donc je n’ai pas pu courir pendant pas mal de jours. J’ai repris des forces, des vitamines, du potassium, parce que j’avais perdu beaucoup d’énergie. J’ai essayé de me réhydrater avec des boissons pour bébé. Je voulais quand même aller au cross de l’Acier. Mais comme j’ai fait un malaise – je ne sais même pas combien de temps j’ai perdu connaissance – ça m’a vraiment atteint, et je ne pensais pas être aussi diminué physiologiquement. J’ai attendu quatre ou cinq jours avant de pouvoir remettre un pied devant l’autre. J’ai repris le footing le vendredi et j’ai fait une petite séance de 400 m trois jours avant Genève.

– Finalement, c’est à Genève que vous avez couru (11e des 7,3 km de la course de l’Escalade en 21’40).

Comme la forme commençait à remonter, je me suis dit que j’allais aller courir à Genève, surtout que c’est une course que j’aime bien. J’avais un petit manque de rythme mais comme j’avais fait le travail avant, j’ai quand même retrouvé quelques sensations. Mais je ne m’attendais pas à un tel résultat. Quand tu as eu deux semaines difficiles, ce n’est pas évident d’aborder une course comme celle-là (victoire du Suisse Tadesse Abraham en 21’01, le Franco-suisse Julien Wanders termine quant à lui 4e en 21’13). Je suis parti très prudemment et j’ai fait un gros dernier tour. Ca montre que j’ai fait des progrès sur le foncier. Ca me rassure. Cela aurait été frustrant de ne pas valider ça par une course.

« Je pense que le 3 000 m peut être une discipline qui me convient »

– Ne regrettez-vous pas votre choix d’être allé courir à la Réunion juste avant Allonnes ?

Je ne regrette pas d’être allé à la Réunion. J’ai passé une séance de seuil trois jours avant de rentrer en France et j’étais vraiment en forme. J’ai fait tout ce qu’il fallait. J’ai bien négocié le voyage retour, j’ai bien dormi dans l’avion même si je savais qu’en rentrant deux jours avant Allonnes, je prenais des risques. Mais au final, j’étais bien. Mais j’ai commencé à avoir mal au ventre dans l’après-midi de mon retour. C’est dommage car j’avais vraiment à cœur de faire un truc à Allonnes car j’étais en forme, mais c’est comme ça. Maintenant, je vais me concentrer sur l’indoor.

– Justement, vous parlez de l’indoor. Quels sont vos objectifs pour la saison hivernale ?

Je vais préparer le 1 500 m et le 3 000 m. Mais je vais rentrer fin janvier sur 800 m pour me donner un peu de rythme (sûrement aux interrégionaux en salle à Lyon). Puis je ferai un 1 500 m en Allemagne (Dusseldorf ou Karlsruhe) et le 3 000 m à Metz où il y aura les meilleurs Français et où la sélection pour les Europe indoor (3 au 5 mars 2017) risque de se jouer.

– Vous semblez d’ailleurs avoir une préférence pour le 3 000 m ?

Je suis persuadé que le 3 000 m est une course qui peut me réussir. Je n’en ai jamais vraiment couru. J’aimerais bien faire mes preuves sur le 3 000 m. J’ai fait une grosse préparation foncière, j’ai progressé, je pense que c’est une une discipline qui peut me convenir en indoor. Je vais tenter le 3 000 m mais je me laisse une porte de sortie sur le 1 500 m. »

Pierre-Ambroise Bosse en stage à la Réunion
Du 8 au 22 décembre prochain, Pierre-Ambroise Bosse et Bryan Cantero s’envoleront pour un stage sur l’île de la Réunion. Découverte lors de leur participation à l’Ekiden de Saint-Benoît, l’île de l’Océan Indien les a charmés. « Je suis tombé amoureux de cet endroit. Les gens, le climat, le paysage, c’est une belle expérience à vivre », lâche Bryan Cantero. Camp de base régulier des athlètes de l’équipe de France (Renaud Lavillenie y est actuellement), la Réunion offre un cadre idéal pour l’entrainement à cette période de l’année. « Il y a vraiment tout là-bas, continue Cantero. Il faut juste gérer le climat. Ils nous mettent à dispo une salle de musculation, on est bien chouchouté. Pour la transition période foncière – spécifique salle, c’est bien d’être au chaud. »

Partager cet article

Journaliste professionnel. Fondateur et rédacteur en chef de Track and Life.

Facebook Comments

Post a comment