Bob Tahri

Bob Tahri a abandonné sur le 3 000 m  du meeting de Paris.

 

Absent des pistes depuis septembre 2014, Bob Tahri (37 ans) était présent ce samedi 27 août au départ du 3 000 m du meeting de Paris. Mais comme à Courtrai (Belgique) au début du mois de juillet sur 3 000 m steeple, le Lorrain a abandonné. Entre des blessures et ses activités au Kenya, où il développe un concept de stages d’entrainement, le médaillé de bronze des Championnats du monde 2009 sur le steeple a du mal à revenir à son meilleur niveau. Avare de mots, il semble néanmoins décidé à continuer sa longue et riche carrière. Interview.

– Track and Life : Bob, pourquoi avez-vous abandonné après 1 000 m de course ?

« Aujourd’hui je ne me sentais pas très, très bien. Depuis que je suis rentré du Kenya je ne me sens pas très frais. Je ne comprends pas. C’est comma ça. Ca fait partie du jeu. J’étais dans un jour sans. C’est un peu compliqué de récupérer de toute cette préparation.

« C’est comme le vélo, ça ne s’oublie pas »

– Ca faisait longtemps que l’on ne vous avait pas vu en compétition.

C’est comme le vélo, ça ne se perd pas. Il y a eu du plaisir mais l’enjeu a pris le pas sur le jeu. C’est comme ça.

– Vous arrivez toujours à vous entrainer malgré vos activités au Kenya ?

Ce n’est pas ce que je suis en train de monter au Kenya qui compte. Aujourd’hui c’est le sportif. C’est dommage, il y avait une bonne opportunité pour faire une bonne course, je n’ai pas pu la saisir parce que je n’étais pas bien. J’ai dû faire quelques erreurs à l’entrainement mais on va rectifier ça. A moi de trouver les solutions pour rebondir au plus vite.

«Je m’en fous de ce que pensent les gens »

– On vous a moins vu ces derniers temps, certains se demandaient ce que vous deveniez.

Je m’en fous de ce que pensent les gens. Je sais qu’en 2014 j’ai fait la meilleure saison de ma carrière (13’12’’22 sur 5 000 m et 27’57’’52 sur 10 000 m). Qu’en 2015, j’ai été blessé et qu’en 2016, je me suis fait opérer. Je ne suis pas un grand communiquant. Ce n’est pas ça qui prime. C’est la performance sur le terrain qui compte. Aujourd’hui (samedi 27 août), c’a été compliqué. Je n’ai pas été bon. A moi de récupérer et de rebondir pour la suite.

– Vous pensez recourir d’ici la fin de saison ?

Je vais essayer de retrouver des sensations à l’entrainement et on verra bien par la suite ce que ça va donner.

– Vous arrivez à vous projeter sur la suite de votre carrière ?

Ce n’est pas le débat. Le débat c’est à l’instant T. Je ne sais pas de quoi l’avenir sera fait. Dans un an, deux ans, cinq ans, ce n’est pas ça le plus important. Le plus important c’est qu’aujourd’hui il y a eu l’opportunité de courir dans un grand meeting. Que j’ai fait mon retour à la compétition et que c’est très très dur. Voilà. »

 

Retrouvez les interviews de Pierre-Ambroise Bosse et de Samir Dahmani suite au meeting de Paris.

 

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Journaliste professionnel. Fondateur et rédacteur en chef de Track and Life.

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