baccalauréat

La période du baccalauréat est délicate pour les athlètes qui souhaitent continuer à pratiquer intensément.

 

En cette période de baccalauréat et de compétitions, les athlètes sont soumis à un rude choix : réviser ou s’entrainer. Mais quand les enjeux sportifs sont importants, les athlètes continuent de fréquenter assidûment les stades, malgré parfois quelques ajustements. Décryptage avec, entre autres, les témoignages des internationaux juniors Fabien Palcau et Baptiste Mischler.

Depuis ce mercredi 15 juin, les lycéens ont entamé les épreuves du baccalauréat. Passage obligé pour accéder aux études supérieurs, le BAC marque la fin d’un cycle d’études et quasiment la fin de l’adolescence. Surtout, depuis de nombreuses années, les élèves entendent parler du BAC comme du grand rendez-vous de leur scolarité. Une pression qui peut s’apparenter à celle d’une compétition importante.

Yani Khelaf : « Je ne change rien »

Et, même si la saison estivale bat son plein, les livres et les cahiers pourraient alors remplacer les pointes, sauf quand ils sont emportés dans le sac de sport, pour réviser entre un 100 m et un concours de longueur. Dans tous les cas, le niveau sportif influe le plus souvent sur le choix réalisé par l’athlète. « Je privilégie l’école parce que je n’ai pas le niveau pour dire que je continue à aller au stade régulièrement, avoue Vincent Guyot, athlète de niveau régional. Ce n’est pas vraiment un choix. Cela s’est fait naturellement. »

Qualifiés pour les Championnats du monde juniors, les demi-fondeurs Fabien Palcau (5 000 m) et Yani Khelaf (1 500 m) n’ont pas déserté les stades. « Je vais au BAC comme si j’allais en cours, explique Khelaf. Donc je ne change rien, je continue à aller à l’entrainement tous les soirs. » « Je reste sur le même aménagement avec six, sept entrainements par semaine, continue Fabien Palcau, vice-champion d’Europe juniors de cross cet hiver. C’est mon équilibre donc pourquoi changer quand cela marche ? Pour moi, rien ne doit être modifié, même en période de BAC. »

Pas de compétition pendant la période d’examen

Néanmoins, ce week-end, les juniors devraient déserter les compétitions. « Je n’avais rien bouleversé mais j’avais fait moins de compétitions pendant la période d’examen, se souvient Baptiste Mischler, vice-champion d’Europe juniors du 1 500 m l’année dernière et qui a décroché son BAC S avec mention très bien la même année. Je n’avais pas cassé mon rythme d’entrainement. Je révisais la journée et j’allais comme d’habitude à l’entrainement le soir. Mais c’est vrai que j’avais une petite pression, surtout par rapport aux épreuves de philosophie ou d’histoire. »

Une pression que le spécialiste des labours Fabien préfère axer sur l’un ou l’autre selon les périodes. « J’ai du mal à être impliqué à 100 % dans les deux en même temps, avoue-t-il. J’ai essayé plusieurs fois mais les résultats de l’un étaient en défaveur de l’autre. En ce moment, c’est au niveau sportif que je suis loin du compte. Mais je ne me fais aucun souci pour la suite. Dans une semaine, je serai de nouveau performant. »

Dans une semaine, pour la majorité, le lycée sera de l’histoire ancienne, il ne restera plus qu’à attendre les résultats. L’occasion de se replonger à 100 % dans l’athlétisme et les grandes échéances de la fin de saison avec les Championnats de France (1-3 juillet) et les Mondiaux (19 au 24 juillet). Entre deux, la sentence sera tombée, peut-être de quoi en déstabiliser certains. La plupart ne devrait néanmoins pas faire l’impasse sur la soirée qui suivra.

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Journaliste professionnel. Fondateur et rédacteur en chef de Track and Life.

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