Axel Chapelle

Souvent blessé depuis deux saisons, Axel Chapelle a réussi les minima  pour les Championnats d’Europe au saut à la perche avec 5,65 m.

 

Vainqueur du meeting de Pierre-Bénite avec un saut à 5,65 m (record personnel), le perchiste Axel Chapelle a réussi les minima pour les Championnats d’Europe d’Amsterdam (5,65 m). Un beau retour au premier plan pour le champion du monde juniors 2014, très souvent blessé depuis deux saisons. Réactions.

– Track and Life : Axel, avec 5,65 m, vous venez de réaliser les minima pour les Championnats d’Europe, que ressentez-vous ?

« Je suis super content ! Ca faisait deux ans que je n’avais pas battu mon record (5,55 m en 2014 et 2015).

« Je voulais les minima pour les JO »

– Comment s’est déroulé votre concours à Pierre-Bénite ?

Déjà, quand j’ai passé 5,60 m au 3e essai, j’étais vraiment satisfait. Après, je passe dès le premier essai à 5,65 m avant d’échouer trois fois à 5,70 m. C’est dommage car je rate d’un rien. J’ai finalement été plus déçu de louper les minima olympiques (5,70 m) que de réussir 5,65 m. Je voulais les minima pour les JO.

– Cette performance signe néanmoins votre retour au premier plan, après deux années compliquées.

Depuis mon titre de champion du monde juniors en 2014 j’ai eu huit déchirures aux ischio-jambiers ! Que ce soit la saison dernière ou celle-ci, j’ai souvent été arrêté. Cet hiver encore, j’ai dû zapper la saison en salle. Et là, j’ai repris mi-avril et malgré un problème au mollet à la mi-mai, j’ai réussi à battre mon record. En fait, dès que j’ai eu une fenêtre sans me blesser, j’ai pu en profiter. Je ne peux pas encore m’entrainer à fond. Je suis sur un fil. Je ne peux pas travailler le sprint par exemple. Quand je pourrai faire une vraie préparation ce sera différent.

« Je me suis rapproché de Valentin Lavillenie »

– Cette période n’a pas été trop compliquée à gérer ?

J’ai eu envie d’arrêter. Voir les autres sauter alors que moi je ne pouvais pas a été compliqué à vivre. Je n’avais plus envie d’aller à l’entrainement. Mais mon entourage m’a permis de m’accrocher pour trouver une solution. Et depuis plusieurs semaines, je me suis rapproché de Valentin Lavillenie. Je suis parti en stage avec lui à Monaco et à Clermont. On rigole bien tous les deux. J’ai beaucoup appris auprès de lui. Il était là à Pierre-Bénite, je trouve que c’est super et très motivant.

– Avez-vous trouvé une raison expliquant votre fragilité ?

Je suis arrivé à l’INSEP au cours de la saison 2013-2014. J’ai bouffé beaucoup de musculation. Si ça tenait, je devenais champion du monde. C’a été le cas ! Mais ensuite, mon corps a dit stop. Depuis, j’essaie de me renforcer en travaillant beaucoup avec mon kiné, j’essaie d’améliorer ma souplesse. C’est un travail au quotidien. Ca commence à se régler.

« J’ai les crocs »

– Vous êtes désormais quatre à avoir fait les minima pour les Championnats d’Europe (Renaud et Valentin Lavillenie et Stanley Joseph ont également réalisé les minima olympiques). Les places vont être chères.

C’est vrai qu’il y a une grosse concurrence. J’espère pouvoir réaliser également les minima olympiques et ensuite, on se battra avec les autres. Je veux juste pouvoir me dire que j’ai tenté ma chance. Ca fait deux ans que je m’emmerde. Là, je reprends du plaisir. J’ai les crocs ! »

 

Tous les résultats du meeting de Pierre-Bénite.

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Journaliste professionnel. Fondateur et rédacteur en chef de Track and Life.

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