HAOUANATION

Frank Mbatang souhaite soutenir de jeunes athlètes comme Haoua Kessely.

 

Créée par Frank Mbatang, la marque Animist Nation commence à se faire un nom dans le monde de l’athlétisme, notamment avec son t-shirt : « Je peux pas j’ai athlé ».

« Au départ, je voulais créer une marque sur le sport en rendant hommage à mes racines africaines. »

Débuté en 2013, le projet Animist Nation vient de rebondir après une année passée dans les cartons. La faute à un entrepreneur très, voire trop occupé. « J’ai laissé le projet en stand-by pendant un an, explique Frank Mbatang. Quand je fais quelque chose, j’aime bien le faire à fond. Et je n’avais pas le temps. Là, c’était le bon moment de relancer la marque. » Triple-sauteur (record : 15m45 en 2014) sur les stades, le Lyonnais est également responsable du marketing et de la communication dans un restaurant. « J’ai un emploi du temps chargé mais j’essaie de solliciter de l’aide auprès d’amis ou de connaissances. »

« Je voulais mettre en avant l’état d’esprit du sportif»

Titulaire d’un DUT en techniques de commercialisation, Frank Mbatang n’est pas styliste ni graphiste mais il tenait à réaliser lui-même ses t-shirts. « Je suis autodidacte. Ce n’est pas encore du grand art mais il y a des bons retours. »

Le t-shirt « Je peux pas j’ai athlé » a d’ailleurs suscité des commentaires sur les réseaux sociaux. Une expression que l’athlète a dû souvent employer. « Je voulais mettre en avant l’état d’esprit du sportif, explique Mbatang. Avec tes amis, si tu ne viens pas aux soirées, les gens disent que tu n’as pas de vie, que tu ne profites pas. Mais c’est pour réussir dans notre sport qu’on fait ça. On est nombreux à adhérer à ces valeurs. »

ATHLE

Le t-shirt qui fait parler de lui sur la toile.

Des valeurs sportives dans lesquelles il croit et qui l’ont poussé à créer cette marque. « Je trouvais ça intéressant de créer une marque qui mette en avant l’athlétisme. Une marque avec du sens. Pour moi c’est un sport qui demande de la rigueur. Beaucoup plus que le football par exemple, sport que j’ai pratiqué. Pour l’instant, les t-shirts concernent l’athlétisme, parce que c’est le milieu que je maitrise le mieux. Mais à terme, j’aimerais créer des modèles pour d’autres sports. »

Pour le moment, son esprit créatif se concentre sur le premier sport olympique avec trois prototypes qu’il compte bientôt sortir. « Je veux me concentrer sur les personnages français. J’envisage des t-shirts à l’effigie de Colette Besson, Marie-José Pérec et Stéphane Diagana. »

Développer un vestiaire

Frank Mbatang aimerait même aller plus loin en développant un véritable vestiaire avec t-shirts, pulls, vestes… « Développer la marque demande des compétences que je n’ai pas pour le moment, avoue-t-il. Mais j’aimerais avancer et ne pas rester avec des t-shirts imprimés. Le but est de vraiment créer une marque qui colle à un style sportif et à ces valeurs. »

Des idées qu’on retrouve dans l’appellation même de la marque Animist Nation. « Animist c’est pour le terme « animiste », qui signifie la croyance en un objet, en une âme, dans un peu tout. Ca me permet de lier mes racines africaines (il est originaire du Cameroun) et ma passion pour le sport. »

Une passion qu’il partage avec la nouvelle génération dont il est proche et qu’il aimerait soutenir. « Je voudrais mettre en avant des athlètes en devenir. C’est déjà le cas avec Mathieu Amouroux (international juniors au triple saut, 15m54) et Lena Kandissounon (championne de France cadettes du 400 m). »

Mais en attendant de faire franchir de nouvelles étapes à Animist Nation, Frank Mbatang aimerait réussir sa saison hivernale donc il évitera sûrement des soirées. Mais c’est normal, il a athlé !

Pour plus d’informations sur Animist Nation.

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Journaliste professionnel. Fondateur et rédacteur en chef de Track and Life.

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