Adidas Runners Paris

Avant de devenir un club, l’Adidas Runners Paris était une team des meilleurs coureurs parisiens.

 

Alors que la rentrée est le moment de prendre ou de reprendre une licence à la Fédération française d’athlétisme, l’offre de clubs va s’enrichir de la venue de l’un des mastodontes du marché sportif, puisque la firme allemande Adidas va créer son propre club, le Adidas Runners Paris.

Avec plus de dix millions de personnes pratiquant le running en France, le runner est une espèce chassée par les grandes marques du secteur. Un pratiquant très difficile à attraper, à la vue du nombre de licenciés à la Fédération française d’athlétisme (300 000 licenciés). C’est dans cette optique que la marque Adidas va créer son propre club d’athlétisme, le Adidas Runners Paris (ARP).

Priorité au running

Boostée par la belle réussite de ses Boost Battle Run devenues avec le temps Adidas Runners League (compétitions entre coureurs de différents quartiers de Paris), la marque allemande peut compter sur une communauté de 26 000 pratiquants à Paris. « On a une population de coureurs qui n’est pas licenciée, explique Salah Ghaidi, futur entraineur au sein du club. On veut leur ramener du coaching et de l’accompagnement de qualité pour préparer telle ou telle course. Des choses auxquelles ils n’ont pas forcément accès puisqu’ils ne sont pas licenciés. »

Une communauté de coureurs qui pourrait faire du Adidas Runners Paris, le plus gros club de France en terme de licenciés. « Dans un premier temps, l’ambition n’est pas forcément de devenir le plus gros clubs de France mais de pouvoir proposer autre chose de ce qu’il existe déjà dans Paris, continue Ghaidi. Devenir le plus gros club de France, ça arrivera si ça doit arriver. Mais le premier but est de faire un produit de qualité. »

Un club d’athlétisme, qui sera pour le moment principalement réservé aux coureurs de demi-fond du 800 m au marathon. « Cette année on restera sur le running. Après on pourrait avoir des athlètes sur d’autres distances comme le sprint ou des haies. On a des coaches qui savent faire mais aujourd’hui, ce n’est pas à l’ordre du jour. »

Romain Barras dans le projet

Courses sur route, cross, Ekiden, le « ARP » devrait très vite faire parler de lui puisque le club sera composé autour d’une team Elite avec les meilleurs coureurs découverts sur les Adidas Runners League. « On a des très bons coureurs qui sont capables de faire moins de 2h20 au marathon mais ce sont des gens qui sont déjà dans notre population, explique Salah Ghaidi. On ne va pas aller chercher des gens hors de notre population. Après c’est un club, on est ouvert, et tous ceux qui voudront se licencier pourront venir. »

Mais à la vue du profil des cadres du projet comme Salah Ghaidi, ex-international sur 400 m haies (49’’44 en 2008) et de Romain Barras – champion d’Europe du décathlon 2010 – probable futur directeur sportif, le néo-club parisien pourrait très vite prendre de l’ampleur.

De quoi prendre de vitesse Nike, son principal concurrent sur le marché.

(Photo de couverture : Facebook Adidas Runners League)

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Journaliste professionnel. Fondateur et rédacteur en chef de Track and Life.

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  1. Alice
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    Je trouve qu’un tel article pose de réelles questions sur la privatisation des clubs de sports par les marques ! Quid des financements ? Les athlètes sponsorisé par Adidas (Beaugrand, Vivait.. ) sont ils obligés de s’y licencier sous peine de voir leur contrat finir? Idem pour les nouveaux athlètes ? ‘fin je trouve que cette annonce est faite à la légère alors qu’elle ne l’est absolument pas. Ni pour les athlètes, ni pour les clubs qui fonctionnent avec des petits budgets.

    • Romain Donneux
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      Bonjour,

      Rien n’est fait à la légère. Cet article n’a pas d’autres ambitions que d’informer sur la création de ce nouveau club. Les choix des athlètes sponsorisés et l’avenir des clubs ne sont pas le thème de cette publication.

      Cordialement,

      • Pierre
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        Bonjour,
        Je suis assez d’accord avec Alice et je comprends que son message s’adresse plutôt au créateur du club Adidas Runners qu’au journaliste qui relaye cette information (elle confirmera peut-être). On voit déjà de plus en plus les plus gros clubs absorber les plus petits, généralement pour faire des forces plus compétitives vis à vis des autres et ainsi attirer les financements (et oui, « le nerf de la guerre »). A quand les clubs pro (on a déjà les athlètes pro) et la dérive qu’on voit avec les clubs de football, de rugby.
        A nous de jouer : en tant que consommateurs, c’est individuellement que nous pesons sur le marché (par exemple, est-on prêt à acheter de la TV Canal+, Be in, SFR, Orange pour voir notre sport ?).
        Je ne sais pas si un article a été écrit sur ce sujet, mais si ce n’est pas le cas ça pourrait être très intéressant !

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