50 km marche

Yohann Diniz (ici avec Kevin Campion) pourra encore s’aligner sur le 50 km marche lors des prochaines saisons.

 

Alors que le maintien du 50 km marche aux Jeux olympiques était remis en question, le Conseil de l’IAAF vient d’annoncer que les marcheurs pourront continuer à pratiquer cette distance en compétitions internationales.

Voilà une nouvelle qui avait fait pâlir les spécialistes de la marche athlétique. A quelques jours du Conseil de l’IAAF, l’information comme quoi le destin du 50 km marche allait être débattu avait fuité. Tout de suite, les marcheurs internationaux, le Français Yohann Diniz en tête, avaient pris leur bâton de pèlerin pour lancer l’offensive afin de sauver leur discipline (via notamment une pétition sur internet). « On a été vraiment trois (avec Matej Toth et Jared Tallent) à être actifs sur les différents continents pour essayer de faire marcher du lobbying. En tant que recordman du monde de la discipline et triple champion d’Europe, j’avais une légitimité. On a pris tous les trois les choses en main. On a appris cette mesure très tard (il y a huit jours) et heureusement qu’on a été alertés par une personne du Conseil de l’IAAF car sinon cette réforme serait passée comme une lettre à la poste. »

Sauvé au moins jusqu’à Tokyo

Ce projet, pensé par l’IAAF, consistait à supprimer le 50 km marche, puis à uniformiser le 20 km sur le format du semi-marathon (21,1 km). Une réforme dont  les marcheurs ne voulaient évidemment pas entendre parler, alors que les filles ont accès à la distance depuis la saison dernière. « Le vote pour maintenir la distance est passé à l’unanimité, cela prouve que la question ne se posait pas, ajoute Diniz. Le 50 km c’est l’épreuve de l’athlétisme où il y a le plus de rebondissements, de valeurs. On ne voulait pas qu’ils touchent aux deux épreuves. Au bout du compte, il n’y a rien qui bouge pour l’instant. »

Maintenu jusqu’aux Jeux olympiques de Tokyo, le 50 km marche pourrait de nouveau faire parler de lui après. Mais cette fois, les athlètes seront vigilants. « La première des choses était de stopper le projet, continue Diniz. Et maintenant, il faut réfléchir à l’avenir tous ensemble et pas seulement deux, trois personnes dans un bureau. On a gagné une bataille. On a été bons et ils ne s’attendaient pas à ça. Maintenant, il faudra rester vigilant et faire un tour de table pour se poser les bonnes questions. »

Habitué à militer, Yohann Diniz avait trouvé un terrain pour s’exprimer. Mais ce qu’il préfère c’est marcher. Et ce sera le cas dès le lendemain du premier tour de l’élection présidentielle, puisqu’il pourra reprendre la marche le 24 avril prochain après une fracture à une côte. Avec comme objectif le 50 km de Londres.

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Journaliste professionnel. Fondateur et rédacteur en chef de Track and Life.

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